Le Réveil Lozère 17 décembre 2014 à 08h00 | Par Sandra Hartmann

Mammites cliniques ou subcliniques ?

Le CIL Lozère a organisé des rencontres techniques autour des cellules et des mammites, en élevage laitier. Le département n’est pas épargné par ce problème sanitaire, la moyenne du taux de cellules a atteint 350 000 cellules par millilitre en 2011. Limiter les cellules en élevage passe notamment par l’hygiène de la traite, mais pas uniquement.

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Gui Delajudie, éleveur au Malzieu a ouvert les portes de son exploitation : un troupeau Prim’holstein avec cinquante vaches.
Gui Delajudie, éleveur au Malzieu a ouvert les portes de son exploitation : un troupeau Prim’holstein avec cinquante vaches. - © Sandra Hartmann

Les mammites occupent le premier rang en termes d’impact économique dans les élevages laitiers avec des frais vétérinaires importants et d’autres pertes indirectes pouvant peser tout autant sur la trésorerie. « C’est pour cette raison que nous avons choisi d’organiser des journées laitières autour de cette thématique », indique Sébastien Durand, président du CIL Lozère. Jean-Marc Gautier, expert à l’Institut de l’élevage a participé aux échanges, apportant des éléments de réponse aux agriculteurs : « Attention, insiste-t-il. Je n’ai pas de recette miracle, chaque élevage est différent. Retenez que la technique de traite joue énormément sur les mammites et les cellules. » Les mammites sont des inflammations liées à la pénétration de bactéries dans la mamelle, elles sont de deux types : cliniques ou subcliniques. Des bactéries pathogènes pénètrent dans les quartiers à travers le canal du trayon. Dans les deux cas, le sphincter ne fait plus barrage à ces dernières. Le premier signe visible d’une mammite clinique est une modification de l’apparence du lait. Tirer les premiers jets, prendre quelques secondes pour observer la texture est un levier pouvant limiter des contaminations durables. Pour les mammites subcliniques, « aucun symptôme n’est visible, détaille l’expert. Vous avez un afflux de cellules dans le lait du quartier infecté. En cas de doute, poursuit-il, on peut également contrôler la température pour évaluer la gravité de la mammite et mieux cibler le traitement. » Des éléments de définition permettant de cerner un peu mieux le problème.

La suite dans le Réveil Lozère, page 11, édition du 18 décembre 2014

Technique

Les techniciens du contrôle laitier peuvent vous accompagner dans la conduite de votre troupeau et notamment effectuer des analyses de concentration cellulaire. N’hésitez pas à contacter la chambre d’agriculture de la Lozère pour plus d’informations au 04 66 65 62 00.

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