Le Réveil Lozère 12 juillet 2016 à 08h00 | Par Actuagri

Un modèle laitier difficilement transposable

Les producteurs de lait canadiens sont soumis à un quota de production qui leur permet de bénéficier de prix élevés. Mais depuis quelques années, le système est fragilisé par des importations sauvages et des contingents d’importations concédés dans le cadre d’accords commerciaux internationaux.

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Christian Lacasse, ancien président de l’UPA, avec son épouse Sylvie Gendron est producteur de lait à Saint-Vallier dans la province du Québec. Il dispose d’un quota de 80 kilos de matière grasse par jour qui lui permet de conduire sur 90 hectares un troupeau de 60 vaches laitières prim’holstein à 12 500 kilos de moyenne.
Christian Lacasse, ancien président de l’UPA, avec son épouse Sylvie Gendron est producteur de lait à Saint-Vallier dans la province du Québec. Il dispose d’un quota de 80 kilos de matière grasse par jour qui lui permet de conduire sur 90 hectares un troupeau de 60 vaches laitières prim’holstein à 12 500 kilos de moyenne. - © Actuagri

Le 2 juin, 2 500 producteurs de lait accompagnés de 95 tracteurs ont manifesté à Ottawa contre des importations sauvages de produits laitiers en provenance des États-unis. Une première dans un pays où l’on est plus habitué à résoudre les conflits par la négociation plutôt que dans la rue. Les industriels de la transformation se sont mis à importer en grande quantité du lait diafiltré, un concentré de protéines laitières utilisé pour la fabrication de fromages et de yaourts. Le produit échappe au contrôle des importations et n’est soumis à aucune tarification douanière. « Une faille dans la réglementation », estime Christian Lacasse, producteur de lait avec son épouse, Sylvie Gendron, à Saint-Vallier dans la province du Québec. Selon l’union des producteurs agricoles (UPA), (l’équivalent québécois de la FNSEA ), cette entorse a entraîné en 2015 une perte de chiffre d’affaires de 220 millions de dollars canadiens, l’équivalent de 145 millions d’euros, pour la ferme laitière canadienne, et de 18 000 dollars par exploitation et par an (1 dollar canadien correspond à 68 centimes d’euro). À cela pourrait s’ajouter le traité transpacifique en cours de finalisation avec les pays riverains du Pacifique. S’il était ratifié, il autoriserait les transformateurs à se procurer annuellement à l’étranger 3,25 % du lait produit au Canada. Les producteurs de lait canadiens estiment à 200 millions de dollars la perte du chiffre d’affaires liée à cet accord. Au final, ce sont 600 millions de dollars de perte pour la ferme canadienne et près de 50 000 dollars par exploitation à moyen terme, selon l’UPA.

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 14 juillet 2016, numéro 1368.

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