Le Réveil Lozère 25 avril 2018 à 08h00 | Par Cyrielle Delisle

Un Ice truck fermier

Un camion ambulant pour vendre les glaces produites avec le lait du troupeau de vaches laitières. C'est le pari de Philippe Cocagne, exploitant sur la ferme du Bois Louvet, dans l'Eure.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Philippe Cocagne a choisi le mythique Citroën Tub pour parcourir les routes et régaler les amateurs de glaces fermières. « C'est simple. On arrive. On ouvre l'auvent du camion. On met quatre tables et hop ! »
Philippe Cocagne a choisi le mythique Citroën Tub pour parcourir les routes et régaler les amateurs de glaces fermières. « C'est simple. On arrive. On ouvre l'auvent du camion. On met quatre tables et hop ! » - © C. Delisle

Après le magasin à la ferme, la boutique saisonnière à Honfleur, les exploitants de la ferme du Bois Louvet, à Saint-Jean-de-Lecqueraye dans l'Eure, ont décidé de mettre en place un véhicule ambulant pour valoriser différemment les glaces de la ferme. Petit retour en arrière pour mieux comprendre l'aventure de l'exploitation et le lancement de l'ice truck fermier de la ferme du Bois Louvet.
« Après un poste de commercial, je me suis installé en 1997 en Gaec avec mon frère, sur la ferme familiale qui compte aujourd'hui un atelier taurillons, un atelier grandes cultures et un atelier vaches laitières », explique Philippe Cocagne. Avec la crise laitière de 2008, Les éleveurs ont cherché à ramener de la valeur ajoutée sur la ferme. Ils ont ainsi réfléchi à une activité annexe. « On dispose d'une jolie ferme mais trop isolée ; l'agrotourisme demandait quant à lui un investissement trop conséquent en bâtiments ; le beurre, c'était du déjà-vu. Je suis alors tombé sur une publicité et en mars 2009, après une formation de glacier, nous produisions notre premier litre de glace. Désormais, la SARL constituée pour cette production compte quatre salariés à temps plein et dix-huit saisonniers. Nous transformons 35 à 40 000 litres de glaces et sorbets soit 5 % de notre production laitière de 1,1 million de litres de lait par an. En plus des deux magasins de vente nous fournissons un réseau de restaurateurs et de détaillants en circuit court. Nous réalisons 50 % de notre chiffre d'affaires en vente directe », relate Philippe Cocagne. « Monter un ice truck fermier, autrement dit un camion ambulant pour vendre nos glaces et sorbets, c'était une vieille idée. Avec le camion, on fait essentiellement de l'événementiel sur différentes fêtes de village, foires, salons, marchés de producteurs... où l'on fait généralement appel à nous », souligne Philippe Cocagne.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1457, du 26 avril 2018, en page 16.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Si on applique les critères tels qu’ils sont aujourd’hui, sur les 75, c’est peut-être une bonne trentaine de départements qui pourraient être exclus.

a déclaré Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA le 12 novembre, alors que la FNSEA demande la reconnaissance calamité sécheresse pour 75 départements.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui