Le Réveil Lozère 03 juillet 2019 à 11h00 | Par Actuagri

Un accord polémique pour l’agriculture

La Commission européenne et le Mercosur ont conclu, le 28 juin, l’accord commercial qui devrait permettre d’augmenter drastiquement les échanges commerciaux entre les deux régions. Plus de 90 % des taxes à l’importation devraient ainsi être supprimées.

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Le texte prévoit un quota annuel de 99 000 tonnes de viande bovine bénéficie d’un taux préférentiel à 7,5 % de taxes.
Le texte prévoit un quota annuel de 99 000 tonnes de viande bovine bénéficie d’un taux préférentiel à 7,5 % de taxes. - © Émilie Wood

Le 28 juin l’Union Européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) ont conclu l’accord commercial qui lie les deux groupes de pays. Les négociations autour de cet accord qui durent depuis plus de 20 ans avaient très activement repris à Bruxelles depuis le 21 juin. Un dîner s’était tenu le 26 juin entre les ministres des pays du Mercosur et les principaux commissaires européens, en charge de ce dossier (Cecilia Malmström, Phil Hogan et Jyrki Katainen). Cet accord devrait permettre d’augmenter fortement les échanges commerciaux entre l’Europe et le Mercosur. En effet, à terme, 91 % des taxes à l’importation imposées par le Mercosur aux pays européens seront supprimées. À l’inverse, l’UE éliminera 92 % de ces taxes pour les produits en provenance des pays du Mercosur. Pour Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, il s’agit d’une bonne nouvelle pour les entreprises européennes, les travailleurs et l’économie de part et d’autre de l’Atlantique, car cet accord représente une économie de plus de 4 milliards d’euros par an. Concernant les produits agricoles, plusieurs taxes du Mercosur seront éliminées. Il s’agit de celles sur le vin (27 %), le chocolat (20 %), les spiritueux (20 à 35 %), les biscuits (16 à 18 %), les pêches en conserve (55 %), les boissons gazeuses (20 à 35 %) et les olives. De plus, Jean-Claude Juncker a affirmé que fromages et produits laitiers de l’Union européenne devraient bénéficier de larges quotas sans taxe. De son côté l’Union européenne ouvre largement son marché aux produits en provenance des pays du Mercosur. Il s’agit d’ailleurs de sa concession la plus lourde.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1517, du 4 juillet 2019, en page 3.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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