Le Réveil Lozère 24 juillet 2019 à 10h00 | Par David Bessenay

« Sojaland » ou la grande mutation de la pampa argentine

Si l’Argentine demeure le paradis des amateurs de viande rouge, l’élevage bovin recule aujourd’hui au profit des surfaces de soja transgénique bien plus rentables. Explications au cœur de la pampa fertile, à l’ouest de la capitale Buenos Aires.

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Le cheval reste un outil travail traditionnel dans les immenses exploitations - plusieurs milliers d’hectares - argentines. Mais l’élevage recule aujourd’hui au profit des cultures.
Le cheval reste un outil travail traditionnel dans les immenses exploitations - plusieurs milliers d’hectares - argentines. Mais l’élevage recule aujourd’hui au profit des cultures. - © David Bessenay

L’orage est passé. La terre conserve les stigmates des millimètres d’eau absorbés avec grand peine. Depuis plusieurs semaines, le territoire est soumis à des inondations répétées. À Pergamino, petite cité à deux heures de route de Buenos Aires, devenue capitale mondiale des semences, le quotidien Democracia consacre, dans son supplément agricole mensuel Medio del Campo, un article sur les conséquences de l’intensification des cultures sur l’érosion, exhortant les producteurs à inclure plus de graminées dans la rotation des cultures. Le soja n’est pas cité nommément comme le responsable, ce serait sans doute crime de lèse-majesté dans ce coin de la pampa devenu le paradis des grands semenciers mondiaux.

Pachamama devient tierra-banco
C’est ici, dans les grandes plaines humides, que la terre agricole possède la valeur la plus élevée de tout le pays, entre 10 000 et 15 000 US$ l’hectare. Le paysage ? Des plaines à perte de vue que viennent à peine contrarier quelques rangées d’eucalyptus et d’immenses panneaux publicitaires à l’effigie de Bayer, Mosanto, Dupont ou Syngenta. Bienvenue à Sojaland. La culture de l’oléagineux accapare aujourd’hui, à titre d’exemple, près de 80 % de la surface agricole utile de la localité de Pergamino. La métamorphose s’est opérée dans les années 90.

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1520, du 25 juillet 2019, en page 11.

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Afin de connaître notamment le niveau d’émission de gaz à effet de serre, chaque exploitation va pouvoir s’engager dans un diagnostic carbone. La chambre d’agriculture de la Lozère, en réflexion avec la Région Occitanie, va proposer cette méthode permettant à la fois de définir le niveau actuel de l’exploitation et d’élaborer un plan de progrès pour engager la transition.

indique Christine Valentin, présidente de la chambre d’agriculture de Lozère, à propos de la mise en place du label Bas carbone.

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