Le Réveil Lozère 15 novembre 2017 à 08h00 | Par Anne-Marie Vincent

Situation « dramatique » pour la castanéiculture

Les producteurs de châtaignes, en Cévennes, ont fortement subit la sécheresse qui provoque une diminution de la récolte et des calibres du fruit.

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Nadia Vidal fait face à une situation inédite, due à la sécheresse.
Nadia Vidal fait face à une situation inédite, due à la sécheresse. - © Anne-Marie Vincent

« On n’a pas encore les chiffres mais on a une idée de la perte cette année. Soit environ 60 % de moins de châtaignes par rapport à l’an dernier, commente Nadia Vidal, castanéicultrice, basée sur la commune du Collet-de-Dèze. Tous les producteurs dans les Cévennes ont subi durement par la sécheresse. On a commencé à se faire du mouron quand, au 15 août, on n’avait toujours pas de pluie. Mais on ne pensait pas que ce serait aussi dramatique… » C’est simple. Nadia Vidal, dont sa production est certifiée bio, n’a « jamais vu ça » depuis le début de sa carrière, il y a 13 ans. Aussi, cette année, faute d’eau, les « bogues sont restées au sommet des arbres. Tellement sèches qu’on avait du mal à les ouvrir ». Donnant ainsi aux castanéiculteurs plus de travail pour un résultat bien maigre. Plus 60 % de perte donc, et un calibre des châtaignes bien plus petit que celui de l’an dernier.
« Heureusement, la qualité est au rendez-vous », relativise Nadia Vidal, qui transforme ses châtaignes en confiture. Une bien maigre consolation pour la présidente de l’association des producteurs de châtaignes des Cévennes qui regardait début novembre tantôt le ciel dépourvu de nuages, tantôt l’avenir. « On est inquiets. La terre est archi sèche, ajoute-t-elle. Comment l’arbre affaibli va-t-il se comporter dans les années futures ? L’impact de cette sécheresse va se faire ressentir sur les trois prochaines années. »
C’est dans ce contexte « alarmant » que Nadia Vidal et les autres castanéiculteurs demandent un dossier calamité. « On est en phase d’enquête. Que chacun remplisse une fiche qui est sur le site de la chambre d’agriculture », explique-t-elle. Des dizaines d’agriculteurs lozériens et gardois ont déjà rempli ce dossier. Histoire de panser les plaies de cette année 2017. Mais tous le savent, il va falloir déployer de nouvelles forces pour que la Lozère reste le premier producteur de châtaignes en Languedoc-Roussillon, et donc par effet de ricochet, pour que cette filière continue à faire vivre les producteurs.

 

 

 

Suite de l'article à lire dans le numéro 1434 du 16 novembre 2017 en page 16.

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