Le Réveil Lozère 17 juillet 2019 à 08h00 | Par Romain COULON

Savoir interpréter les analyses de sol

Les analyses de sols sont un véritable outil d’aide à la décision stratégique dans la conduite des cultures.

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Il existe une très grande diversité d’engrais organiques : ici fumier pailleux.
Il existe une très grande diversité d’engrais organiques : ici fumier pailleux. - © DR

En début d’année, le groupement des producteurs bio du Puy-de-Dôme (Bio 63) organisait une formation sur les analyses de sols. Avec l’appui et l’expertise de Thibault Deplanche (Célesta Lab), il s’agissait de permettre aux agriculteurs de renforcer leur autonomie dans l’interprétation des analyses de sols, de s’approprier les résultats et de pouvoir adapter leurs pratiques, bref de faire des analyses de sols un véritable outil d’aide à la décision stratégique dans la conduite des cultures.

L’analyse physico-chimique
Une analyse de sol c’est d’abord une analyse physico-chimique. La texture du sol est dépendante des éléments minéraux présents et est la résultante de la dégradation de la roche mère en dessous. Grâce à cette analyse en proportion des éléments (limons, argiles, sables) on peut situer son sol sur le triangle des textures et connaître les propriétés physiques de ces derniers. Il est important de préciser que la texture évolue à des temps géologiques et que l’impact de l’agriculteur est très faible dans cette mesure. Comme on dit « on fait avec ce qu’on a ». Ce sont donc les pratiques qu’il faut faire évoluer en fonction du type de sol et non l’inverse !
La structure est liée à la texture (nature du sol) et aux pratiques de l’agriculteur. Elle peut évoluer beaucoup plus rapidement grâce ou à cause du travail du sol. Un passage de tracteur avec la mauvaise pression des pneus ou encore sur une terre pas assez ressuyée peut provoquer des tassements et ainsi pénaliser le fonctionnement du sol. En effet la présence d’oxygène est indispensable pour les bactéries et champignons qui dégradent la matière organique.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1519, du 18 juillet 2019, en page 10.

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Afin de connaître notamment le niveau d’émission de gaz à effet de serre, chaque exploitation va pouvoir s’engager dans un diagnostic carbone. La chambre d’agriculture de la Lozère, en réflexion avec la Région Occitanie, va proposer cette méthode permettant à la fois de définir le niveau actuel de l’exploitation et d’élaborer un plan de progrès pour engager la transition.

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