Le Réveil Lozère 27 février 2019 à 14h00 | Par Actuagri

Repenser le multilatéralisme

Pour relancer le multilatéralisme*, qui semble vivre une crise profonde, le think-tank Agriculture stratégies préconise de le réformer totalement. La principale proposition est la création d’un conseil de sécurité alimentaire mondiale rattaché à l’ONU afin de traiter l’agriculture comme un grand sujet stratégique.

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Échec de la réunion ministérielle de l’OMC à Buenos Aires en 2017 qui n’a donné lieu à aucun communiqué commun, mesures de rétorsion commerciales prises par les États-Unis depuis début 2018, en dehors du cadre légal de l’OMC ; ces phénomènes traduisent une crise profonde du multilatéralisme et de la mondialisation, « le blocage des nominations des juges de l’Organe des règlements des différends (ORD) par les USA n’en est que la partie émergée », précise une note du think tank Agriculture stratégies, parue le 19 février et traitant du multilatéralisme économique. « Depuis le 15 avril 1994 et la déclaration de Marrakech ainsi que la création de l’OMC, aucun accord majeur n’a été conclu », ajoutent les auteurs. « Les règles de Marrakech sont dépassées, le bilatéralisme est généralisé et l’OMC est en crise », synthétise Jacques Carles, président d’Agriculture stratégies. Cette crise du multilatéralisme et la guerre commerciale larvée qui émerge au niveau mondial touchent désormais les produits agricoles. En témoigne la volonté affichée de la Chine d’aligner le dumping sur les produits agricoles sur celui des produits industriels, pour défendre sa politique agricole, attaquée par les USA et l’Australie. Il s’agit aussi de « dénoncer les règles actuelles de l’OMC », spécifie Frédéric Courleux, directeur des études d’Agriculture stratégies. Autre symbole de l’arrivée de l’agriculture dans les tensions commerciales, les négociations entre les USA et l’Union européenne : alors que les Européens veulent exclurent les sujets agricoles, les États-Unis souhaitent les intégrer. L’Union européenne se retrouve donc sur la défensive sur les sujets agricoles.

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1499, du 28 février 2019, en page 9.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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