Le Réveil Lozère 03 mai 2016 à 08h00 | Par Sandra Hartmann

Quelle héritabilité des caractères ?

L’assemblée générale de la section Auvergne du Herd-book Limousin (HBL) s’est tenue le jeudi 28 avril à la salle des fêtes de Saint-Germain-du-Teil. Les éleveurs, malgré un contexte morose, continuent de défendre la génétique limousine. Tous travaillent pour avoir les vaches les plus fonctionnelles.

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- © Sandra Hartmann

Finesse d’os, facilité de naissance, croissance, lait, etc. Les caractéristiques recherchées ne sont pas forcément les mêmes d’un élevage à l’autre. Mais, il ressort la même grande idée, « optimiser le temps de travail, limiter les interventions humaines sur les animaux, avance David Delgoulet, chef de service au HBL. D’où le besoin d’avoir des femelles fonctionnelles devant être dociles, avec de bons sabots, une mamelle équilibrée et vêlant facilement. » L’agressivité d’un animal est souvent cause de réforme, c’est un peu simple à dire, mais la docilité d’un animal passera notamment par une bonne manipulation. Les taurillons bougeant le moins sont les plus productifs en croissance et tendreté de la viande. Des tests de docilité ont été mis en place à la station de Lanaud, « pour repérer le plus précocement possible les animaux agressifs. C’est un caractère héritable, prévient-il, au même titre que la dimension musculaire ou squelettique. » Quatre à cinq pourcents des veaux sont éliminés sur ce critère. Toujours dans l’idée d’évaluer le comportement de l’animal, l’indexation Iboval sur les aptitudes au sevrage a été enrichie par deux index proposés à l’évaluation depuis le début de l’année : COMPsev et REACsev. Le premier traduit la capacité du veau à supporter la présence de l’homme et évalue la notion de facilité de conduite du troupeau. L’index REACsev reflète la réponse de l’animal à la contention. La corrélation entre les deux étant assez faible, ces deux données doivent être évaluées distinctement. Il en sort toutefois que la docilité est un caractère relativement héritable.

La suite dans le Réveil Lozère, page 4, édition du 5 mai 2016, numéro 1358.

La section Auvergne en chiffres
La section compte 118 adhérents sur la campagne écoulée,  5 437 vaches sont cotisantes. La section a fait certifier 291 mâles et 1 169 femelles (-4%). Le total est de 1 460 animaux certifiés, soit 6% de l’activité nationale. Le pointage a porté sur 2 005 génisses dans 104 élevages. Les éleveurs de la section ont apporté 38 veaux à la station dont 17 ont été qualifiés espoirs et 15 reproducteurs jeunes (RJ). Les éleveurs se sont portés acquéreurs de 23 veaux à la station de Lanaud : dix espoirs et 13 RJ. Cent quatre-vingt-huit femelles ont été qualifiées reproducteur reconnu (RR) et 86 reproducteurs recommandés (RRE). Dix-sept mâles ont été qualifiés reproducteur recommandé veau sevré (RR VS). Ils font partie des 141 meilleurs de leur génération à l'échelon national (top 10% supérieur). Pour terminer, la section Auvergne est la quatrième section en nombre d’adhérents et la cinquième en nombre de vaches inscrites.
Échéances
- du 5 au 7 octobre : Sommet de l'élevage avec une nouvelle édition de la vitrine génétique limousine
- 29 et 30 octobre : concours interrégional à Varennes-sur-Allier
- 2017 : national limousin au Sommet d'élevage

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Dans le cadre de son enquête, mise en œuvre principalement dans les magasins de la grande distribution, la DGCCRF a réalisé 5 387 contrôles dans 4 871 établissements, dont 605 étaient en anomalie sur l’encadrement des promotions.

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