Le Réveil Lozère 26 septembre 2018 à 10h00 | Par Eva Simonnot

« Pour un élevage en phase avec la société »

À l’occasion d’un déplacement dans l’Allier, le président de la FNB, Bruno Dufayet a présenté le travail de fond réalisé par Interbev sur les enjeux environnementaux. Son leitmotiv : reprendre confiance et savoir se remettre en question.

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« La filière a de nombreux atouts à défendre sur toutes les questions sociétales. Mettons-les en avant. Mais acceptons aussi de nous remettre en question », Bruno Dufayet, président de la FNB.
« La filière a de nombreux atouts à défendre sur toutes les questions sociétales. Mettons-les en avant. Mais acceptons aussi de nous remettre en question », Bruno Dufayet, président de la FNB. - © Eva Simonnot

En ce moment, Bruno Dufayet fait pâturer une partie de ses génisses sur les pistes de ski du Sancy. « Le pastoralisme a un double avantage : en été il préserve l’environnement et en hiver il permet de fixer la neige sur les pistes ». Voilà un des nombreux exemples que le président de la fédération bovine de France a donné pour illustrer le travail de fond qu’il mène avec toute la filière au sein d’Interbev et qu’il est venu présenter à l’occasion d’une journée d’échanges organisée par la chambre d’agriculture de l’Allier sur « les enjeux sociétaux de la filière ». En filigrane, il a lancé un message fort.

Vous travaillez, au sein d’Interbev sur les questions, ô combien épineuses et douloureuses, du bien-être animal et des impacts environnementaux. Que peut-on faire, face à la souffrance des éleveurs qui subissent des assauts médiatiques très forts en ce moment ?
Pour moi, c’est très simple : soit on intègre le débat, soit on le subit. J’ai choisi la deuxième solution. Interbev milite pour que nous le fassions tous. Cessons d’être dans la posture et de répondre par voie de presse, cessons de réagir de façon frontale et parlons de ces sujets sans colère, sans tabou. Asseyons-nous à la table des débats. S’exclure, c’est se condamner à ne pas faire entendre nos arguments.

Suite de l'interview à lire dans le Réveil Lozère n°1477, du 27 septembre 2018, en page 7.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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