Le Réveil Lozère 06 juillet 2016 à 08h00 | Par Sandra Hartmann

« On ne devient pas chasseur, on naît chasseur »

Serge Suau, le directeur de la fédération des chasseurs de la Lozère a fait valoir ses droits à la retraite après quarante ans de boutique. Quarante ans dans le milieu de la chasse et beaucoup d’histoires à raconter…

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- © Sandra Hartmann

Pour vous présenter, racontez-moi deux ou trois choses que peu de gens savent
Mais tout le monde me connaît ! Du moins les chasseurs.. Je suis arrivé à la fédération le 1er août 1976, à l’époque nous étions dans le vieux bâtiment de chambre de commerce avec plus de salariés que maintenant car nous avions douze gardes fédéraux. En 1986, nous avons déménagé à Groupama avant de nous installer, route du Chapitre, en 2000. Nous avions un élevage de gibier à Rouffiac, avec des faisans et des perdrix rouges et grises. L’élevage a été vendu en 2003. C’est difficile de choisir telle ou telle chose, il y en a eu tellement ; Un dossier a été particulièrement marquant, celui des tendelles : une chasse traditionnelle permettant de capturer les grives sur les causses. Ce mode de chasse a toujours existé et au début des années 2000, il a fallu se battre parce que ce mode de chasse était contesté. Beaucoup de gens se sont investis sur ce dossier et nous sommes allés jusqu’au Conseil d’État pour remporter la partie. Les chasses traditionnelles comme les tendelles sont attachées à un territoire, toutes les chasses sont belles, toutes méritent d’être défendues et soutenues, aussi petites soient-elles. En quarante ans, j’ai vu la chasse évoluer. Au début de ma carrière, c’était une chasse individuelle à la billebaude, devant soi. On chassait majoritairement du petit gibier, des lièvres, des perdrix, des lapins ou des migrateurs comme les bécasses ou les grives. Et puis le grand gibier a pris le dessus, les chasses se font en battues, les chasseurs tirent sangliers, cerfs, chevreuils et mouflons. Et j’espère bientôt les chamois. Les chasseurs sont aussi plus formés font plus de choses.
C’est-à-dire ?
Je parle d’une chasse plus moderne. Il y a quarante ans, l’examen du permis n’était que théorique, il n’y avait pas d’épreuve pratique. Maintenant, les chasseurs se forment beaucoup plus que ce soit en sécurité ou en battue. Ils progressent dans la connaissance de la pratique tout au long de leur carrière cynégétique. Et il n’y a pas que ça, aujourd’hui, la fédération des chasseurs s’occupe des plans de chasse, de la gestion de la nature et de l’environnement avec le site Natura 2000 des gorges du Tarn, de la Jonte et des causses.

La suite dans le Réveil Lozère, page 4, édition du 7 juillet 2016, numéro 1367.

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