Le Réveil Lozère 06 juillet 2016 à 08h00 | Par Sandra Hartmann

Nouveau protocole pour l’IBR depuis le 1er juillet

Considérant les enjeux commerciaux de I’IBR et la stagnation de la lutte contre la maladie en France, l’État a décidé de mettre en place de nouvelles mesures, avec l’objectif d’éradiquer la maladie sur le territoire français.

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- © Stéphane Leitenberger

Certains pays refusent d’importer des animaux qui ne sont pas issus d’un cheptel indemne d’IBR. C’est par exemple le cas de l’Algérie. En 2015, les autorités vétérinaires algériennes ont interpellé la France au sujet de ses exportations de bovins. Des bovins, issus de cheptels indemnes, ont présenté une réaction positive au dépistage de la maladie à leur arrivée dans le pays. Ce problème a bien failli entraîner une fermeture du marché algérien. Pour rappel, l’Algérie est, pour la France, le premier marché export en vif vers les pays tiers, avec 36 000 bovins par an. Par ailleurs, l’IBR est reconnu comme vice rédhibitoire. Cela signifie qu’un résultat positif à l’IBR lors d’un contrôle d’introduction peut entraîner l’annulation de la vente de l’animal, sous réserve que le dépistage ait été réalisé dans les dix jours suivant la livraison. De plus en plus de pays européens s’engagent dans une lutte contre l’IBR : l’Autriche, la Finlande, la Suède, le Danemark, la Suisse, ainsi que certaines régions allemandes et italiennes déjà reconnues indemnes par l’UE. Afin de rester compétitif au niveau du marché de l’export en vif, il est important que la France s’aligne sur ses concurrents européens. Dans le cas où la France obtiendrait une reconnaissance indemne d’IBR, cela permettrait d’alléger les règles de prophylaxie, ce qui implique une surveillance allégée des troupeaux : diminution de la fréquence des dépistages pour les troupeaux laitiers, diminution de la proportion d’animaux dépistés pour les troupeaux allaitants.
Un dépistage plus rapide et un nouveau protocole
La prévalence ne baisse plus depuis 2010, et l’incidence aurait même plutôt tendance à augmenter, du fait de la contamination de nouveaux cheptels. Face à ces constats, l’État a décidé de revoir le système de lutte contre l’IBR, en mettant en place un nouvel arrêté ministériel résumable en trois axes et entré en vigueur au 1er juillet. Il y aura toutefois un temps d’adaptation nécessaire au niveau de la grande région pour l’application de cet arrêté. Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter le GDS de Lozère au 04 66 49 01 56.

La suite dans le Réveil Lozère, page 5, édition du 7 juillet 2016, numéro 1367.

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