Le Réveil Lozère 08 septembre 2015 à 08h00 | Par Anne-Marie Vincent

Mobilisation des chasseurs face au loup

Pour être mieux armés face au prédateur, des chasseurs ont suivi une formation dispensée par l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

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- © Anne-Marie Vincent

Début août, ils étaient 120. Quelques jours plus tard, soit le mardi 25 août, ils étaient 90 chasseurs à écouter attentivement Benoit Buisson, technicien à l’office national de la chasse et de la faune sauvage, présenter la biologie du loup, la législation assurant la protection de l’animal, mais aussi les possibilités de dérogation pour l’abattre, tout en rappelant les règles de sécurité lors d’un tir de défense ou de prélèvement. Dans la salle des fêtes du Mas-de-Val, sur la commune du Mas-Saint-Chély, ces chasseurs, pour certains agriculteurs, ont donc participé pendant près de deux heures à une formation théorique au tir du loup. Formation obligatoire pour tous ces hommes et ces femmes qui, par la suite, pourront prendre part à un tir de prélèvement autorisé par un arrêté préfectoral. « Désormais, on totalise environ 700 chasseurs formés sur le département, a assuré Benoit Buisson. On sent un ras-le-bol des éleveurs face au loup. Les chasseurs sont, eux aussi, inquiets car ils ne connaissent pas encore l’impact du loup sur les gros gibiers. » Cette formation a semblé faire l’unanimité auprès des chasseurs qui savent désormais différencier certains chiens du loup et mieux discerner l’intelligence de cet animal méfiant qui arrive à s’adapter à n’importe quel milieu. Tous sont restés sceptiques quant à la pratique. « Le loup n’a rien à faire en Lozère, pas plus qu’en France. Cette formation est très intéressante, a avancé Jean-Claude Tolphin, président de l’association départementale des chasseurs de grand gibier de Lozère. Mais on tourne en rond. Le problème, c’est la lenteur de la procédure. Entre le temps où le chasseur aperçoit un loup, qu’un arrêté soit pris et que l’équipe se mette en place, le loup est parti depuis longtemps. » Le prédateur est effectivement capable de parcourir entre 80 et 100 km par jour. Ainsi, l’an dernier sur la Margeride, malgré l’autorisation de tir de défense et de prélèvement, et en dépit de la mobilisation de 120 personnes, « nous n’avons pas vu la queue d’un loup », a concédé Benoit Buisson. Le doute et la fatigue ont envahi Didier Pradeilles, éleveur à Buffre, sur la commune d’Hures-la-Parade, qui a participé à la formation. « Mes 450 brebis n’ont pas subi d’attaque de loup. Mais à quel prix ? Depuis le 1er juillet, je les rentre à la bergerie tous les soirs et je les sors tous les matins. Ça va devenir invivable et la famille en pâtit déjà ».

La suite dans le Réveil Lozère, page 4, édition du 10 septembre 2015.

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