Le Réveil Lozère 06 décembre 2016 à 08h00 | Par Sophie Chatenet

Mesurer pour mieux faire évoluer les pratiques agricoles

Porté par les huit chambres d’agriculture du Massif central, le projet visant à adapter les pratiques culturales au changement climatique vient de livrer ses premiers résultats.

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La prise en compte du changement climatique est devenue une nécessité pour le monde agricole.
La prise en compte du changement climatique est devenue une nécessité pour le monde agricole. - © Sophie Chatenet

Sensibiliser les acteurs agricoles du Massif central à la question du changement climatique et recenser les impacts qu’il pourrait avoir sur les systèmes de production, telle est l’ambition du projet AP3C (adaptation des pratiques culturales au changement climatique), lancé il y a un an par les chambres d’agriculture réunies autour du Sidam. « Le changement est déjà visible sur nos exploitations depuis quelques années. Nous ne pouvons éluder la question plus longtemps. Un tel projet doit permettre d’entrer dans l’ère de l’anticipation, de l’action et plus uniquement dans la réaction », témoigne Olivier Tourand, élu à la chambre d’agriculture de la Creuse et référent du projet. Le travail d’analyse des données climatiques auprès de Météo France a été le plus prenant lors de cette première année. L’approche agronomique a aussi été lancée. Seules les données thermiques ont été approchées jusqu’à présent. Des séries de températures minimales et maximales entre 1980 et 2015, relevées sur environ 70 stations réparties dans le Massif central ont été homogénéisées, étape préalable à leur projection. Ce travail d’homogénéisation a permis d’analyser les évolutions de température réellement observées sur la période. « Parmi les constatations marquantes, nous pouvons signaler l’élévation de la moyenne annuelle des températures maximales sur la période. Le rythme d’accroissement de celles-ci est compris entre plus quatre et 4,8°C par siècle selon les zones du Massif central, l’évolution la plus sévère se produisant vers le nord-est », souligne Vincent Cailliez climatologue à la chambre d’agriculture de la Creuse.

La suite dans le Réveil Lozère, page 8, édition du 8 décembre 2016, numéro 1387.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

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