Le Réveil Lozère 05 juin 2019 à 10h00 | Par LE REVEIL LOZERE

Mauvaise année pour l’élevage

« Il y a des bonnes années et des mauvaises années », résume Philippe Chalmin, président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges (OFPM) lors de la présentation du rapport annuel, le 3 juin 2019. Pour l’élevage français, 2018 est une mauvaise année.

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Globalement, les prix à la production agricole ont augmenté de 2,2 %. En lait de vache, cette hausse se limite à 1 %. À l’inverse, en porc, les prix payés à la production chutent de 11,8 %, du fait d’une demande chinoise en peine. Ils diminuent de 0,6 % en viande bovine et restent stables en volailles de chair. En regard, les prix des moyens de production sont en hausse depuis 2017, ne permettant pas aux éleveurs de couvrir leurs coûts de production et une rémunération du travail à deux Smic. « En 2018, les producteurs porcins n’ont pas couvert la réalité de leur coût de production », explique Philippe Chalmin. Une situation équivalente en lait, tant en plaine qu’en montagne, à l’exception de la région est. Quant à la viande bovine « elle est en négatif depuis l’origine, décrypte l’économiste. Et la situation a empiré en 2018. »

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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