Le Réveil Lozère 05 août 2020 à 09h00 | Par AG

Marchés agricoles : Bruxelles compte sur la reprise pour éviter d’intervenir

Les secteurs du porc, du vin ou du sucre connaissent certes des difficultés, mais comme l’ensemble de l’économie européenne, considère la Commission européenne qui ne compte pas présenter de nouvelles mesures d’urgence dans les prochaines semaines.

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Les secteurs du porc, du vin ou du sucre connaissent certes des difficultés, mais comme l’ensemble de l’économie européenne, considère la Commission européenne qui ne compte pas présenter de nouvelles mesures d’urgence dans les prochaines semaines.
Les secteurs du porc, du vin ou du sucre connaissent certes des difficultés, mais comme l’ensemble de l’économie européenne, considère la Commission européenne qui ne compte pas présenter de nouvelles mesures d’urgence dans les prochaines semaines. - © Marion Ghibaudo / Illustration

Tout en reconnaissant les difficultés particulières auxquelles sont confrontés les secteurs du vin, du porc et du sucre, le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski, qui faisait le point sur la situation des marchés agricoles européens le 20 juillet devant les ministres de l’Agriculture de l’UE, a estimé que la « reprise que nous observons pour la plupart des marchés est un signe encourageant qui montre que les mesures prises ont contribué à stabiliser la situation ». Le commissaire européen s’est engagé à rester attentif à l’évolution du marché, soulignant la nécessité de « veiller à ce que les mesures soient utilisées dans toute leur ampleur pour apporter une réponse rapide aux difficultés auxquelles les agriculteurs sont confrontés ».

Deux développements négatifs
Janusz Wojciechowski a néanmoins noté que le secteur de la viande porcine était touché par « deux développements très négatifs liés à la pandémie de Covid-19 : premièrement, la fermeture d’abattoirs de grande échelle en raison de l’incidence du virus parmi les travailleurs, qui a un impact sur la capacité d’exportation » et deuxièmement les « nouvelles exigences de certification mises en place par la Chine pour certains États membres ». « Il est clair que nous devons faire face à ces deux développements rapidement et de manière décisive et viser un retour à la normale pour le secteur », a-t-il indiqué. Malgré les appels répétés de l’industrie et des agriculteurs pour activer un dispositif d’aide au stockage privé pour certaines découpes de viande porcine touchées par la fermeture des restaurants, la Commission n’en prévoit pour le moment aucune, estimant que le secteur devrait compter sur sa capacité d’exportation.

 

Article à lire dans le Réveil Lozère n°1572, du 6 août 2020, en page 10.

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