Le Réveil Lozère 12 mars 2014 à 08h00 | Par FNSEA, FNO, Confédération paysanne, Jeunes agriculteurs

Loup - Il faut changer le statut d’espèce protégée des loups

Un communiqué de presse, daté du 5 mars, demande un changement de statut pour le loup. Il est signé conjointement de la FNSEA, la FNO, la Confédération paysane, les Jeunes agriculteurs ainsi que les associations Éleveurs et bergers du Vercors, Éleveurs et montagne, Solidarité pastorale, Le Cercle, fédération des Acteurs ruraux, association des Bergers de Provence et des Alpes du sud, association des Pâtres de haute montagne.

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Le jour de l’ouverture du salon international de l’agriculture, des éleveurs de brebis avaient couvers les enclos avec des draps noirs, en signe de deuil, et ont levés des banderoles « le loup, la fin annoncée de l’élevage ovin » lors du passage du président de la République.
Le jour de l’ouverture du salon international de l’agriculture, des éleveurs de brebis avaient couvers les enclos avec des draps noirs, en signe de deuil, et ont levés des banderoles « le loup, la fin annoncée de l’élevage ovin » lors du passage du président de la République. - © Emilie Wood

Au sortir de la réunion du Groupe national loup portant sur le protocole d’intervention sur la population des loups, le bilan est unanime : l’État est dépassé par la situation tant dans les zones de présence historique où les attaques explosent que dans les nouvelles zones qu’ils colonisent jour après jour. Seule une modification de la législation européenne, et plus particulièrement une révision de son statut dans la directive Habitat, lui donnera une chance de gérer cette population.
Le plafond de 24 prélèvements pour la saison 2013-2014 était déjà insuffisant pour enrayer l’explosion démographique et géographique des loups en France. Seuls sept loups ont finalement pu être prélevés sur les 71 autorisations pourtant délivrées en 2013. En plus d’être la plupart du temps impossibles à réaliser, ces prélèvements sont sans cesse attaqués juridiquement. Aussi, malgré la mise en place de moyens de protection, plus de 6 000 bêtes sont encore tuées chaque année.
Les éleveurs sont à bout car si rien ne change ils se savent condamnés. Il y a donc urgence à modifier le statut de l’espèce dans la convention de Berne et la directive Habitat pour sortir de l’impasse d’une cohabitation impossible entre loups et pastoralisme. Nous demandons une réunion de crise avec les ministres de l’Écologie et de l’Agriculture pour faire modifier les textes européens et internationaux.

Serge Préveraud, président de la FNO, Olivier Boulat, président d'Interbev Languedoc-Roussillon et Emmanuel Coste, président d'Interbev ovins, solidaires des éleveurs ovins.
Serge Préveraud, président de la FNO, Olivier Boulat, président d'Interbev Languedoc-Roussillon et Emmanuel Coste, président d'Interbev ovins, solidaires des éleveurs ovins. - © Emilie Wood

Serge Préveraud, président de la fédération nationale ovine (FNO), avait organisé lors du Salon international de l’agriculture plusieurs actions pour sensibiliser le public au problème du loup pour les éleveurs ovins. En recouvrant leurs enclos d’un drap noir lors du passage du président de la République le jour de l’ouverture du salon, les éleveurs ont manifesté le deuil de la perte d’une partie de leur cheptel. En 2013 en effet, près de 6 000 victimes ont été recensées en France avec plus de 1700 attaques. Une dizaine d’éleveurs de moutons de la FNO ont aussi fait transhumer leurs animaux, le 25 février dans les allées du salon pour demander une régulation plus importante des populations de loups en France. Du stand de la région Paca, la plus durement touchée par les attaques du prédateur, à l’entrée du salon, les éleveurs ont interpellé les passants avec leur banderole « Le loup, la fin annoncée de l’élevage de moutons ». Serge Préveraud explique : « Il faut aussi considérer les aspects financiers du problème : cela coûte cher au contribuable. Mais les troupeaux massacrés, c’est insupportable pour les éleveurs. Il faut mettre les moyens pour véritablement régler ce problème une fois pour toutes. Le loup a un statut particulier, et il faut travailler en profondeur au niveau Européen si on espère avoir une solution. » Serge Préveraud demande également le changement de statut de l’espèce au niveau Européen afin de mieux pouvoir réguler les populations de loup sur le territoire.
Emilie Wood

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