Le Réveil Lozère 30 mai 2017 à 08h00 | Par FXS

Les Vingt-huit d’accord sur les objectifs, pas vraiment sur les moyens

Les ministres de l’agriculture de l’UE jugent que la Pac doit être mieux adaptée aux défis du changement climatique et de la gestion de l’eau. Mais ils sont partagés sur les outils à mettre en œuvre et leur financement. L’Italie est favorable à une intégration de la gestion des risques au régime des paiements directs.

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- © Thuan Thang – CE

Un « cadre solide » est indispensable au niveau européen pour la gestion de l’eau et la lutte contre le changement climatique : c’est ainsi que, devant la presse, le secrétaire d’État maltais Roderick Galdes, président en exercice du Conseil, a résumé le débat auquel il avait convié les ministres de l’agriculture des Vingt-huit – pour la France, Frédéric Lambert, chef du service Europe et international du ministère – ainsi que les commissaires européens Phil Hogan et Karmenu Vella dans le cadre d’une rencontre informelle à La Valette (Malte).
L’échange de vues a notamment fait apparaître des divergences sur les moyens de soutenir la gestion des risques.

« Nous avons l’argent, mais pas de politique »
Phil Hogan a notamment insisté sur la nécessité de coordonner les politiques communautaires et d’utiliser le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) et d’autres crédits européens et nationaux pour financer de grands projets face à la problématique eau-climat. Pour une fois, « nous avons l’argent, mais pas de politique », a dit devant les journalistes le commissaire à l’agriculture qui s’est référé à un document de travail publié fin avril par ses services et ceux de son collègue chargé de l’environnement, le Maltais Karmenu Vella.
« La Pac peut donner des résultats, a insisté ce dernier. Il ne faut pas oublier les aspects verdissement. Chaque euro pour la Pac doit apporter une contribution à l’environnement ». Les objectifs de cette politique doivent être alignés sur ceux de la directive-cadre sur l’eau, a également souligné le commissaire à l’environnement, un avis partagé par Phil Hogan.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1412, du 1er juin 2017, en page 9.

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Afin de connaître notamment le niveau d’émission de gaz à effet de serre, chaque exploitation va pouvoir s’engager dans un diagnostic carbone. La chambre d’agriculture de la Lozère, en réflexion avec la Région Occitanie, va proposer cette méthode permettant à la fois de définir le niveau actuel de l’exploitation et d’élaborer un plan de progrès pour engager la transition.

indique Christine Valentin, présidente de la chambre d’agriculture de Lozère, à propos de la mise en place du label Bas carbone.

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