Le Réveil Lozère 19 janvier 2016 à 08h00 | Par Sandra Hartmann

Les problèmes sanitaires ne choisissent pas leurs cheptels

L’assemblée générale du GDS de la Lozère s’est déroulée mi-décembre à Balsièges. FCO et vaccination, paratuberculose, sans oublier l’indésirable campagnol ont entre autres occupé les débats. Retour sur les échanges avec Yannick Roubin, directeur du GDS.

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FCO : Les éleveurs qui n’ont pas pu exporter leurs broutards en temps en heure vont être dédommagés, sous conditions, par le FMSE.
FCO : Les éleveurs qui n’ont pas pu exporter leurs broutards en temps en heure vont être dédommagés, sous conditions, par le FMSE. - © JC Gutner

« C’est forcément un temps fort de notre groupement », débute Yannick Roubin. Avant d’entrer de plain-pied dans la sanitaire, « nous sommes revenus sur l’arrêt de notre coopérative Sanhycoop. Nous stoppons l’activité à cause d’un chiffre d’affaires insuffisant. C’est un morceau d’histoire du GDS qui se tourne, nous allons travailler avec Farago Aveyron sur des dossiers comme la désinfection ou la désinsectisation. » La FCO a forcément été abordée. Dans son rapport moral, Emmanuel Roux, président du GDS a évoqué le fait qu’il fallait cohabiter avec le virus, « et surtout tirer convenablement parti des enseignements du passé ». Par passé, comprendre la précédente épizootie entre 2007 et 2011 où la campagne de vaccination avait été massive, ce qui n’a pas empêché la résurgence du virus quatre ans plus tard. Treize cheptels lozériens ont été invités à pratiquer des sérologies, « nous surveillons la maladie, détaille Yannick Roubin. Nous avons écrit au ministère pour limiter dans la mesure du possible les conséquences en cas de découverte d’un animal positif ». À ce jour en Lozère, trois animaux ont été détectés positifs à la PCR : un petit veau de quatre semaines et deux broutards. Que Bruxelles autorise, via l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) la renégociation des protocoles de gestion des sérotypes FCO éviterait beaucoup de palabres. Pour l’instant, nous n’y sommes pas, donc il faut vacciner pour que les animaux puissent être exportés. Pas mal de pays se rangent derrière l’OIE. L’Espagne et l’Italie sont plus souples quant aux régles de vaccination. Pour l’Espagne, il faut vacciner le cheptel, pour l’Italie, il faut vacciner les broutards. Dans le cadre des négociations entre l’Espagne et la France, les autorités espagnoles ont accepté que les veaux ayant fait l’objet, 14 jours après le début de la période d’inactivité vectorielle, d’analyses démontrant qu’ils n’étaient pas touchés par la FCO puissent entrer sur leur territoire. L’État a pré-acheté une dizaine de millions de doses. Dix mille doses ont déjà été distribuées en Lozère, tous les broutards ont pu être vaccinés et, certes, être expédiés à un prix de crise. Le coût du vaccin et l’acte sont gratuits jusqu’à fin janvier. Pour toutes demandes de vaccination, il suffit de prendre contact avec son vétérinaire référent, celui-ci coordonnera les tournées. Pour le GDS, pas question de prôner la vaccination massive, il faut aussi raisonner en fonction de l’état de santé des animaux, et surtout de ce que l’on veut en faire. « Toutefois, il est prévu que le FMSE pour lequel le GDS est collecteur pour le fonds ruminants n’intervienne que dans les cheptels vaccinés, précise Yannick Roubin. Les éleveurs qui n’ont pas pu exporter leurs broutards en temps en heure vont être dédommagés selon une grille dédiée, c’est acté. » Plus précisément, 100 euros pour un veau de zéro à deux mois ; 1,30 euros un broutard de deux à six mois par jour de blocage et par animal ; 2,60 euros sur le même principe pour un animal de six à douze mois.

La suite dans le Réveil Lozère, page 4, édition du 21 janvier 2016, numéro 1343.

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