Le Réveil Lozère 07 mai 2019 à 09h00 | Par Valérie Godement

Les plantes d’hier et d’aujourd’hui : faire du nouveau avec de l’ancien

Le Gnis a voulu mettre l’accent sur le lien entre variétés anciennes et nouvelles dans notre alimentation quotidienne en donnant la parole à deux professionnels des semences.

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Les pommes de terre que nous consommons aujourd’hui sont issues de variétés très anciennes qui n’avaient pas les mêmes caractères gustatifs.
Les pommes de terre que nous consommons aujourd’hui sont issues de variétés très anciennes qui n’avaient pas les mêmes caractères gustatifs. - © JC Gutner

« Pour créer les nouvelles variétés, il faut s’appuyer sur les anciennes. La dégénérescence est très rapide, notamment pour les pommes de terre » explique Bernard Quéré, directeur de la fédération nationale des producteurs de plants de pommes de terre. « La première pomme de terre qui est arrivée en Europe était difforme, cabossée, farineuse, à la chair qui se délitait et était difficilement consommable en l’état. Les variétés sauvages de Bolivie et du Pérou ressemblent encore à cela. Grâce à différentes sélections, nous sommes arrivés à la pomme de terre d’aujourd’hui. Pour la sélection, on laisse faire la nature et on choisit ce qui est le mieux, le sélectionneur est un observateur, pas un manipulateur » poursuit Bernard Quéré. La sélection permet d’améliorer les plantes et de créer de nouvelles variétés. On parle aussi « d’amélioration variétale » ou de « création variétale ». « En pratique, le travail est très long pour mettre en place une nouvelle variété : il faut dix à douze ans auxquels s’ajoutent quatre à six ans pour développer commercialement une nouvelle variété de pomme de terre. Le sélectionneur doit donc anticiper les attentes des consommateurs. Il est un peu comme le grand couturier qui crée sa nouvelle collection » résume Bernard Quéré qui pointe certaines incohérences du marché de consommation : « Certaines grandes enseignes ont mis en avant les vieilles variétés alors que ce sont elles qui consomment les plus d’intrants et de pesticides ».

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1509, du 9 mai 2019, en page 12.

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Afin de connaître notamment le niveau d’émission de gaz à effet de serre, chaque exploitation va pouvoir s’engager dans un diagnostic carbone. La chambre d’agriculture de la Lozère, en réflexion avec la Région Occitanie, va proposer cette méthode permettant à la fois de définir le niveau actuel de l’exploitation et d’élaborer un plan de progrès pour engager la transition.

indique Christine Valentin, présidente de la chambre d’agriculture de Lozère, à propos de la mise en place du label Bas carbone.

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