Le Réveil Lozère 19 février 2020 à 11h00 | Par Marion Ghibaudo

Les pâturages tournants dynamiques : une production de lait plus stable

Le pâturage tournant dynamique est la plus récente évolution du pâturage. L’avantage de cette méthode est l’intégration au quotidien de la gestion des prairies pour une herbe plus nutritive pour les animaux et une utilisation durable des sols.

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- © Aurélie Pasquelin

Le pâturage tournant est un concept bien connu des éleveurs. Désormais, le pâturage tournant dynamique semble prendre de l’ampleur : ce pâturage permet de garder ses animaux dans les paddocks sur un temps moindre pour un meilleur rendement de la pâture et une meilleure qualité d’herbe.
Ce type de pâturage « permet de donner une herbe jeune aux animaux » résume Florian Moulin, technicien spécialisé bovin lait de la chambre d’agriculture de Lozère au pôle de Marvejols. De nombreux critères sont à prendre en compte pour mettre en place un pâturage tournant dynamique : qualité des sols, conditions climatiques, température, espèces fourragères… « Mais, explique Florian Moulin, il existe autant de solutions que d’éleveurs pour le mettre en place, selon ses propres conditions. » Le critère le plus important ? Que le temps de rotation soit adapté à la pousse de l’herbe.
Le pâturage tournant dynamique permet de garder une qualité d’herbe sur toute la durée de pâturage de la parcelle. « L’avantage de ce système, » pointe Florian Moulin, « est que les animaux ne broutent pas de repousse de quatre à cinq jours. Ils évitent ainsi de fragiliser la prairie. » Dans ce schéma, la parcelle est découpée en paddocks plus petits (selon le nombre d’animaux du troupeau et l’herbe disponible, entre autres) où les animaux ne pâtureront qu’un à deux jours maximum dans un même paddock. « Le fondement d’un pâturage tournant dynamique est la gestion des quantités d’herbe laissées », souligne Florian Moulin. Derrière cette idée se cache l’idée qu’il ne faut pas faire racler la prairie par ses animaux, pour que cette dernière soit moins sensible et repousse dans de bonnes conditions.

 

Article à lire dans le Réveil Lozère n°1548, du 20 février 2020, en page 8.

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