Le Réveil Lozère 28 octobre 2015 à 08h00 | Par Véronique Gruber

« Les outils de régulation et de gestion de crise sont une nécessité »

Le tour de quelques problématiques agricoles actuelles avec Éric Andrieu, premier vice-président de la commission de l’agriculture et du développement rural au Parlement européen.

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- © Parlement européen

Comment percevez-vous la crise agricole actuelle et comment l’expliquez-vous ?
La crise agricole actuelle est grave. Des pans entiers de l’économie agricole sont en péril. Dans l’agriculture, les crises sont cycliques, celle que l’on vit actuellement en est une de plus. Cette crise est symptomatique d’une réalité de l’agriculture. Parmi les facteurs déclenchants, on parle beaucoup de l’embargo russe, de l’affaiblissement de la demande sur les marchés traditionnels, de la sécheresse. Mais je crois que cette crise est aussi le résultat, notamment pour le lait et le porc de choix politiques et professionnels en matière agricole à l’échelle communautaire. Une des causes majeures de la crise, c’est l’abandon des outils de régulation, en particulier des quotas laitiers. Pour ma part, j’étais farouchement opposé à leur abandon. Les outils de régulation et de gestion de crise sont une nécessité pour l’économie agricole.
Comment venir à bout de cette crise selon vous ?
Il y a deux enjeux : sortir du déni de la réalité perçu chez certains responsables européens dont le président de la Commission européenne Phil Hogan avec qui je me trouve en total désaccord et sortir du mythe de l’exportation. On a conduit bon nombre de nos éleveurs vers la conquête d’un marché à l’exportation. Sur ce point je crois qu’il faut raison garder. D’autant qu’il y a encore une part de marché français et européen significative à conquérir dans de nombreuses productions (ovins ou lait par exemple). On doit reconquérir les marchés français et européens. Il y a aussi la nécessité de mettre en œuvre des outils de régulation. Au Parlement, nous demandons à la Commission européenne de faire des propositions en ce sens. Parlementaires et profession agricole devront faire corps pour montrer la nécessité de ces outils.

La suite dans le Réveil Lozère, page 8, édition du 29 octobre 2015.

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