Le Réveil Lozère 07 février 2017 à 08h00 | Par Jeunes agriculteurs de Lozère

Les Jeunes agriculteurs s’indignent de la politique du leader mondial du lait

Il y a quatre mois, cinq producteurs laitiers du nord-ouest de la France s’étaient révoltés contre la politique de leur collecteur de lait Lactalis dans l’émission Envoyé spécial diffusée sur France 2. Ce dernier a rompu le contrat les liant.

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Des producteurs de lait ayant témoigné de leur mécontentement vis-à-vis de Lactalis ont vu leur contrat rompu par le géant laitier. Pour les Jeunes agriculteurs de Lozère, il est nécessaire que les réglementations changent et qu’elles permettent surtout aux éleveurs de vivre de leur métier.
Des producteurs de lait ayant témoigné de leur mécontentement vis-à-vis de Lactalis ont vu leur contrat rompu par le géant laitier. Pour les Jeunes agriculteurs de Lozère, il est nécessaire que les réglementations changent et qu’elles permettent surtout aux éleveurs de vivre de leur métier. - © Le Réveil Lozère

Suite à leurs témoignages dans l’émission Envoyé spécial, les agriculteurs ont reçu, le 13 janvier, un courrier de la part du leader mondial du lait leur signalant la rupture de leurs contrats. Ces pressions sont inadmissibles, les éleveurs ne sont pas des esclaves mais des acteurs libres qui doivent avoir la main sur leur production. Alors que le marché du lait repart de façon significative, les exploitations agricoles ne voient qu’une évolution de quelques centimes sur les paiements de leur laiterie. Le beurre a par exemple vu son prix augmenter de manière exponentielle : la tonne est passée de 2 600 euros en mai, à 3 500 euros en octobre, pour atteindre 4 500 euros en janvier*. Pourtant, un grand nombre de producteurs vendent encore leurs produits à perte. Pendant ce temps, le géant Lactalis ne cesse d’amasser des gains considérables et refuse toujours de publier ses résultats comptables. Le groupe préfère en effet payer des amendes, plutôt que de montrer au grand jour sa comptabilité. Tout ce que nous savons, c’est que le si discret PDG Emmanuel Besnier est devenu la treizième fortune de France, avec des biens évalués à 6,8 milliards d’euros**. Alors que l’entreprise prône une politique exemplaire, nous sommes en mesure de nous poser des questions ! Les Jeunes agriculteurs de Lozère dénoncent ces pratiques d’un autre temps où certains hommes doivent être au service d’autres. Il est nécessaire que les réglementations changent, pour permettre aux éleveurs français d’avoir le plein pouvoir sur la vente de leur production ainsi qu’une visibilité des marges très claire, à chaque échelon de la filière.

La suite dans le Réveil Lozère, page 4, édition du  9 février, numéro 1396.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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