Le Réveil Lozère 08 octobre 2014 à 08h00 | Par Sandra Hartmann

Les éleveurs sont à bout

La FNO, le Coram et ROM sélection ont souhaité alerter le grand public, souvent peu au fait de la détresse des éleveurs. Des témoignages, souvent poignants, sont venus étayer la problématique. Les moutonniers se sentent impuissants, certains ont même renoncé à leur élevage, la mort dans l’âme.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © Sandra Hartmann

La prédation par le loup fait chaque année plus de dégâts. Ce sont aujourd’hui près de 25 départements qui sont touchés, des Pyrénées jusqu’à la Champagne-Ardenne, avec près de 2 000 attaques et 6 000 victimes par an. Franck Dieny, secrétaire général de la FNO a résumé la détresse des éleveurs touchés : « Notre métier est mis en péril par la prédation, l’exercice du métier devient difficile, voire impossible dans certaines zones. Nous refusons de travailler pour nourrir les prédateurs. » La Lozère n’est pas épargnée. Le préfet Guillaume Lambert a autorisé les tirs, à l’occasion de battues au grand gibier sur les communes de Châteauneuf-de-Randon, Arzenc-de-Randon, Pierrefiche et Chaudeyrac. « C’est un début, souligne Olivier Maurin, président d’Élovel. Mais c’est nettement insuffisant, les éleveurs sont à bout, il faut des solutions plus radicales, c’est de la survie de l’élevage sur le Massif central dont nous parlons. » Autres demandes franches : l’autorisation d’abattage dans le parc des Cévennes et la mise à jour de la convention de Berne.

La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 9 octobre 2014.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

En bref
Prochaine brève

5 brève(s) » voir toutes

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

la phrase de la semaine

Nous avons face à nous, en Chine, une demande en viandes bovines françaises qui pourrait permettre à tous les acteurs de la filière […] de créer de la valeur et de garantir une meilleure rémunération des éleveurs. Rien ne justifie, à nos yeux, que nos entreprises ne répondent pas – ou si peu – aujourd’hui, à cette demande. Ce voyage devrait donc nous permettre de mieux comprendre la situation sur ce marché et, nous l’espérons, d’impulser rapidement l’exportation de nouveaux volumes.

déclarait Bruno Dufayet, président de la fédération nationale bovine, quelques jours avant un voyage en Chine.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui