Le Réveil Lozère 02 septembre 2020 à 10h00 | Par Marion Ghibaudo

Les éleveurs inquiets après deux attaques

Le groupement pastoral de Finiels a redescendu ses brebis ce jeudi 27 août, deux jours plus tôt que prévu. Après avoir subi deux attaques ces dernières semaines, que les bergers attribuent au loup, l’atmosphère est lourde sur le chemin du retour.

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Le groupement pastoral de Finiels a redescendu ses brebis ce jeudi 27 août, deux jours plus tôt que prévu. Après avoir subi deux attaques ces dernières semaines, que les bergers attribuent au loup, l’atmosphère est lourde sur le chemin du retour.
Le groupement pastoral de Finiels a redescendu ses brebis ce jeudi 27 août, deux jours plus tôt que prévu. Après avoir subi deux attaques ces dernières semaines, que les bergers attribuent au loup, l’atmosphère est lourde sur le chemin du retour. - © Marion Ghibaudo

Après 70 jours d’estive au Mont Finiels, les 2 500 brebis sont redescendues pour rejoindre leurs bergeries respectives, auprès des éleveurs qui constituent le groupement.
« En deux attaques, nous avons perdu près d’une vingtaine de brebis, dont une dizaine de tuées », a souligné Olivier Maurin, l’un des éleveurs du groupement, président de la marque Elovel, et coprésident de la fédération nationale de défense du pastoralisme. Il indique par ailleurs que toutes les brebis n’ont pas été retrouvées, après les attaques qui les ont éparpillées sur les 800 hectares d’estive.
Les visages sont marqués, fermés. « En estive, rappelle Olivier Maurin, les trois bergers parcourent 15 à 20 kilomètres de marche par jour, pour suivre le troupeau ; et c’est une attention de tous les instants qui est demandée ». Un exercice rendu périlleux par le stress du loup. « L’attaque a eu lieu par temps de pluie et brouillard », décrit Olivier Maurin.
Selon l’éleveur, les brebis n’étaient pas toutes dans l’enclos car les bergers présents pour encadrer le troupeau n’avaient pu les rassembler avant que le mauvais temps ne s’installe. « Il y avait cinq personnes autour du troupeau, ce jour-là », justifie Olivier Maurin.
Un nombre qui avait été renforcé justement à cause du mauvais temps annoncé. Et parce que tous savent que le loup tend à attaquer plus facilement lorsque la visibilité est amoindrie, au moins pour les hommes.

 

Article à lire dans le Réveil Lozère n°1574, du 3 septembre 2020, en page 5.

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