Le Réveil Lozère 31 janvier 2018 à 01h00 | Par P. OLIVIERI

Les ambitions d’une filière

Interview de Michel Lacoste, vice-président de la fédération nationale des producteurs de lait.

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- © Sophie Chatenet

Quelles sont les avancées issues du plan de la filière laitière baptisé France, Terre de Lait ?
C’est d’abord incontestablement la volonté des trois familles, dont la Fnil (industriels) et Coop de France (coopératives), de retravailler ensemble dans un cadre interprofessionnel avec plus de transparence. On ne va certes pas revenir dans les années 2000 où l’interprofession fixait le prix du lait mais ce plan de filière, tel qu’il est écrit, redonne un rôle beaucoup plus fort au Cniel dans le cadrage de la construction du prix du lait.

Comment ?
Via un tableau de bord mensuel qui servira de références communes basées sur des indicateurs de valorisation de l’ensemble des marchés laitiers. À ce jour, on ne disposait que d’un indicateur, bien connu, la valorisation des produits industriels. On faisait par ailleurs souvent référence aux PGC (produits de grande consommation), mais sans avoir un indicateur très clair de suivi de leur évolution du prix. Ce qui sera le cas avec le plan de filière qui prévoit un indicateur de valorisation PGC France (pour chaque segment et catégorie), Export (PGC et ingrédients). Ces indicateurs seront mis à disposition des organisations de producteurs, des entreprises pour négocier le prix ainsi que des coopératives. La filière s’est par ailleurs engagée à construire un guide des bonnes pratiques contractuelles et commerciales entre transformateurs et producteurs d’une part et entre transformateurs et distributeurs. L’ensemble de ce travail doit être finalisé sur ce premier semestre 2018.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1445, du 1er février 2018, en page 2.

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la phrase de la semaine

En mars 2018, la collecte de lait de vache retrouve le niveau de l’an passé (+0,3 % contre +2,6 % en février). Les conditions hivernales relativement rudes (pluie, neige, froid) ont retardé la pousse de l’herbe et la sortie des vaches au pâturage. En mobilisant plus longtemps les stocks fourragers, la hausse saisonnière de la collecte a été réduite.

a indiqué le 18 mai le service statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste).

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