Le Réveil Lozère 29 octobre 2014 à 08h00 | Par Sandra Hartmann (avec Actuagri)

Les agriculteurs sont exaspérés

Avant la journée de mobilisation nationale du 5 novembre, Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA, revient sur les revendications portées par la profession et en particulier sur le focus en faveur des produits français dans la restauration hors domicile.

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- © Actuagri

Entre embargo russe, distorsion de concurrence sur les fruits et légumes, renforcement des contraintes, le monde agricole n’a pas été épargné ces derniers mois. Face à cette situation génératrice de tensions, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs ont élaboré un plan d’action dont la rencontre avec Manuel Valls, le 7 octobre, a constitué la première étape. Xavier Beulin, président de la FNSEA et Thomas Diemer, président des JA, ont présenté au Premier ministre huit points durs sur lesquels la profession attend des réponses. Pour appuyer la mobilisation, une visibilité plus grande sera donnée à l’une de ces revendications : l’augmentation de la part des produits français dans la restauration hors domicile. L’objectif est simple : faire que dans toutes les cantines (scolaires, restaurants d’entreprise, hôpitaux, prisons…), deux plats sur trois soient d’origine française, alors que les deux tiers sont aujourd’hui des produits d’importation. À titre d’exemple, 87 % de la volaille est importée, de même que près de 80 % de la viande rouge. Sans pour autant remettre en question le droit à la concurrence, « on peut faire beaucoup mieux » clame Thomas Diemer, citant des leviers d’action comme un affichage plus clair sur l’origine des produits ou encore une sensibilisation réelle des responsables locaux. « Aujourd’hui on a des agriculteurs formés, responsables, motivés, on a la traçabilité, mais on ne consomme pas français. Il y a un décalage entre le discours des décideurs politiques et ce que l’on constate sur le terrain », regrette Xavier Beulin. De terrain, il en est aussi question s’agissant de l’empilement des contraintes (…)

La suite dans le Réveil Lozère, page 3, édition du 30 octobre 2014.

- © Lise Monteillet

Les revendications portées auprès du Premier ministre

1. L’Union européenne doit assurer la réparation économique des conséquences de l’embargo, sur d’autres fonds que ceux de la Pac ;
2. Deux plats sur trois d’origine française dans la restauration hors domicile. Les engagements pris par les GMS et l’État doivent être tenus : conrétiser les contrôles et les sanctions annoncées ;
3. Non au péage de transit et refus de toutes hausses de taxes : énergie, phytosanitaires, eau. Précision : le péage de transit a été suspendu par Ségolène Royal le 8 octobre ;
4. Alléger les normes et les charges qui pèsent sur le travail et abandonner l’application du compte pénibilité à l’agriculture ;
5. Versement anticipé des aides Pac au 16 octobre pour tous et accompagnement des trésoreries des exploitations. Précision : versement anticipé effectué ;
6. Non au blocage des dossiers installations à partir du 1er janvier 2015 ;
7. Une année blanche sur les contrôles verdissement-Pac. Des Maec accessibles et applicables en particulier en zones intermédiaires et en polyculture-élevage ;
8. Mise en œuvre, sans délai, de tous les moyens possibles pour prélever les 36 loups prévus par l’arrêté ministériel du 30 juin. Le nombre d’animaux tués par les loups est en augmentation de près de 30 %. Les représentants professionnels ont notamment proposé de simplifier les procédures entourant les autorisations administratives pour l’octroi de tirs (demande étendue aux parcs).

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