Le Réveil Lozère 15 novembre 2016 à 08h00 | Par Sandra Hartmann

Les agriculteurs, plutôt pour Donald Trump

Les agriculteurs étaient, en majorité, favorables à Donald Trump, élu le 8 novembre à la présidence des États-unis. Selon eux, l’évolution de leur secteur et de leur revenu nécessite un changement. Et en premier lieu l’allégement des réglementations auxquelles ils sont soumis.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
« Je veux dire à la communauté internationale que, si l’Amérique passe toujours en premier, nous serons justes avec tout le monde », a déclaré Donald Trump peu après son élection.
« Je veux dire à la communauté internationale que, si l’Amérique passe toujours en premier, nous serons justes avec tout le monde », a déclaré Donald Trump peu après son élection. - © Michael Vadon

Cinquante-cinq pourcents des 662 000 agriculteurs américains propriétaires d’au moins 200 acres de terres (81 hectares) étaient favorables à Donald Trump, 18 % à Hillary Clinton, selon un sondage réalisé par l’hebdomadaire Agri pulse qui a fait du candidat républicain le 45e président des États-unis : 86 % des exploitants interrogés n’étaient pas satisfaits de la situation globale de leur pays, contre environ 70 % de mécontents dans la population en général, et plus de 60 % déploraient l’état général de leur secteur. Ces 662 000 citoyens n’ont pas, bien entendu, fait le résultat de l’élection. Le vote de certains états clés et ruraux (ndlr : les swing states) a fait la différence, ce qui a été le cas de l’Ohio. Ou de la Caroline du nord possédant la plus grande population agricole derrière le Texas. Les Républicains ont aussi remporté le Sénat et conservé le pouvoir à la Chambre des représentants, fournissant une majorité parlementaire sur laquelle le président pourra s’appuyer. Pour l’agriculture, Donald Trump s’est entouré d’un comité consultatif présidé par Charles Herbster, éleveur de bovins angus, propriétaire de la Conklin company, un distributeur de produits chimiques ainsi que d’une entreprise d’engraissement de bétails.
L’agriculture américaine
Mastodonte de l’économie mondiale, les États-unis constituent le premier exportateur mondial de produits agricoles et alimentaires, devant l’Union européenne. En 2014, leurs exportations s’élevaient à plus de 182 milliards de dollars. Pour avoir un tel poids dans les échanges internationaux, ils ont misé sur certains secteurs stratégiques, produisant notamment plus de 35 % du maïs mondial (345,5 millions de tonnes sur cette campagne), 34 % du soja (107 millions) et plus de 20 % des céréales (423,1 millions). L’agriculture américaine est la première productrice mondiale de viande bovine (11,33 millions de tonnes), devant le Brésil, et de volailles (21,22) devant l’Union européenne. En dix ans, les États-unis ont augmenté leurs exportations agricoles de 125 %. D’autres États ont su progresser plus vite encore et dépasser les Américains dans des secteurs qu’ils dominaient historiquement, à l’exemple du blé ou du soja. Le colosse aurait-il des pieds d’argile ? Depuis 2013, les agriculteurs subissent un déclin constant de leur revenu agricole net et veulent donc du changement. Il appartient désormais au nouveau président des États-unis de redynamiser l’agriculture de son pays. Donald Trump a affirmé publiquement que l’agriculture était une question de « sécurité nationale ». Pourtant, dans son programme électoral, il n’était nulle part fait concrètement mention de celle-ci.

La suite dans le Réveil Lozère, page 3, édition du 17 novembre 2016, numéro 1384.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Alors que la Commission a annoncé la conclusion d’un accord sur le « panel hormones », la FNB attend une position extrêmement ferme de la France.

indique Bruno Dufayet, président de la FNB, dans un communiqué du 14 juin.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui