Le Réveil Lozère 23 mai 2017 à 08h00 | Par Sophie Chatenet

Leclerc logiquement pris pour cible

Répondant à l’appel national de l’association Éleveur et Engagé, des éleveurs de la FNSEA et des JA ont convergé, mercredi 17 mai au matin, vers trois magasins Leclerc du Massif central. Objectif : faire pression sur la GMS pour qu’elle respecte les engagements liés à la démarche Cœur de gamme.

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- © Pamac

« Soutenez les éleveurs, allez chez Carrefour ». Ostensiblement affiché par les délégations d’éleveurs aux abords des Leclerc d’Avermes, dans l’Allier, de Clermont-Sud, dans le Puy-de-Dôme et de Beynost dans l’Ain, ce message a fait son effet. Pas trop du goût des responsables des magasins, il témoigne pourtant d’une réalité : « Leclerc a signé l’engagement Cœur de Gamme en septembre 2016. Depuis cette date, l’enseigne n’a pas développé la démarche dans ses magasins », témoigne Romain Vernet, éleveur allaitant dans le Puy-de-Dôme, et secrétaire général des JA63. La colère est d’autant plus grande qu’avec le Cœur de Gamme, les organisations professionnelles ont bâti un nouveau modèle de relations commerciales entre GMS et éleveurs, garantissant des prix tenant compte des coûts de production.

Il manque un euro
Depuis les accords passés en septembre dernier avec la grande distribution, les prix payés aux éleveurs devraient être de 4,50 à 4,60 euros le kilo poids carcasse pour la viande charolaise. « Mais, déplore Frédéric Blanchonnet, éleveur dans l’Allier et président de la section régionale bovine d’Auvergne-Rhône-Alpes, chez Leclerc, nous sommes payés au prix de la cotation à hauteur de 3,70 euros le kilo. Cette différence d’un euro par kilo de carcasse, c’est ce qui nous manque pour conduire nos exploitations. » Aujourd’hui, selon le responsable, seules les enseignes Super U et Carrefour jouent le jeu. À ce jour, la filière bovine estime le nombre de carcasses valorisées dans la démarche Cœur de Gamme à 4 000 bovins par mois.

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1411, du 25 mai 2017, en page 6.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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