Le Réveil Lozère 10 janvier 2017 à 08h00 | Par Sandra Hartmann

« Le sanitaire est une des clés d’entrée sur les marchés »

Le GDS de Lozère a tenu son assemblée générale mi décembre à Balsièges. Prophylaxie, moyens mis en œuvre pour l’éradication de la BVD ou de l’IBR ont notamment été évoqués. Retour sur les échanges avec son directeur, Yannick Roubin.

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Professionnels du sanitaire, techniciens, éleveurs, etc., tous se sont retrouvés à l’assemblée générale du GDS de Lozère, « un des temps forts de l’association », selon son directeur.
Professionnels du sanitaire, techniciens, éleveurs, etc., tous se sont retrouvés à l’assemblée générale du GDS de Lozère, « un des temps forts de l’association », selon son directeur. - © Sandra Hartmann

Nous sommes à un peu moins de la moitié du déroulement de la campagne de la prophylaxie. Commencée le 1er septembre, celle-ci doit s’achever le 31 mai. La vaccination est un outil sanitaire à part entière dans la conduite des élevages, elle permet de protéger les animaux et doit être raisonnée au cas par cas avec le vétérinaire pour éviter des épisodes de maladies aux conséquences économiques parfois importantes. Brucellose, leucose, tuberculose, le cheptel lozérien est indemne et affiche un niveau sanitaire plus que correct. Tout détenteur de bovin allaitant doit effectuer la prophylaxie tous les ans sur des animaux âgés de 24 mois et plus le jour du passage du vétérinaire ou à la date de fin de la prophylaxie. À savoir : brucellose sur 20 % des animaux dans les cheptels ayant un effectif minimum de dix bovins ; leucose sur 20 % des animaux dans 20 % des cheptels (cheptel dont l’effectif est supérieur ou égal à dix bovins), la recherche de leucose s’effectuant tous les cinq ans. Les mesures de lutte contre l’IBR ont été modifiées fin juin, les éleveurs doivent être vigilants sur les introductions de bovins.Si le cheptel ne contient pas d’animaux positifs ou vaccinés, tous les bovins de 24 mois et plus sont à dépister. Si le cheptel comporte des animaux positifs ou vaccinés, tous les bovins de 12 mois et plus doivent être dépistés. Pour les cheptels non indemnes, prise de sang et analyse IBR quinze jours avant la vente, l’acheteur est tenu de refaire un contrôle quinze jours après la livraison de l’animal. De façon transitoire, un premier contrôle chez l’acheteur est possible dans le dix jours et un second dans un délai de quinze à trente jours. Quoi qu’il en soit, tous les bovins introduits dans un troupeau doivent correspondre à l’une ou l’autre de ces procédures. « L’objectif est l’éradication de la maladie d’ici cinq ans », indique le directeur du GDS de Lozère, Yannick Roubin. « Le dépistage est obligatoire, continue-t-il. Nous n’avons pas de financement sur l’élimination des animaux positifs dont il est toujours possible de continuer l’engraissement. Le coût de l’engraissement d’une vache sera compensé par le prix de vente. » Autre pathologie dont il est question d’éradication, la BVD, « une maladie pouvant s’acheter facilement, soutient-il. Le GDS intervient sur les cas cliniques. » L’éleveur doit éliminer les animaux détecter IPI (infecté permanent), mettre en place une vaccination sous protocole sanitaire et rechercher rapidement si d’autres bêtes ne sont pas infectées. À noter que le coût de cette analyse peut être pris en charge pour le groupement. Dans le département, la couverture vaccinale de prévention a été choisie : pas de boucle d’identification préleveuse de cartilage. Toutefois, le protocole est étudié au niveau de la FRGDS Occitanie avec demande de subvention au conseil régional.

La suite dans le Réveil Lozère, page 5, édition du 12 janvier 2017, numéro 1392.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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