Le Réveil Lozère 20 juin 2018 à 11h00 | Par Nancy Sagnet

Le sainfoin, une légumineuse adaptée au causse

Aidée par le conseil départemental, la chambre d’agriculture organisait une « rencontre coin de champs » autour du sainfoin, lundi 11 juin sur la commune de Sauveterre. L’occasion de faire le point sur les quinze essais implantés au printemps 2017.

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- © Nancy Sagnet

Cultivé au début du siècle, le sainfoin a perdu du terrain, notamment face à la luzerne. Toutefois, il reste apprécié sur le sud de la France. Sa capacité à s’adapter sur des sols peu profonds, caillouteux et calcaires, constitue de vrais atouts pour valoriser des espaces comme les causses du département. Dans cette optique, la chambre d’agriculture a organisé une rencontre « coin de champs » autour de cette espèce, sur une plateforme d’essai mise en place en 2017 sur une parcelle du Gaec Boiral, lundi 11 juin sur la commune de Sauveterre. Pour cette occasion, une quarantaine d’agriculteurs avait fait le déplacement pour discuter de la conduite de cette espèce fourragère. Au total, quinze essais ont été expérimentés, dont huit issues de semences fermières et sept issues de semences commerciales implantées au mois de mai de l’année 2017.

La conduite du sainfoin
Pour commencer, le sainfoin est une légumineuse vivace profonde d’où sa résistance à la sécheresse. Il en existe deux grandes catégories : le sainfoin simple et le sainfoin double. Le premier, ne fleuri qu’une fois dans l’année et ne donne qu’une première coupe de fourrage avant d’être pâturés. « Il a une pérennité d’au moins trois ans et jusqu’à cinq ans », commente Chloé Guiot, conseillère agronome de la chambre d’agriculture de Lozère. A contrario, le sainfoin double fourni deux à trois coupes par an. Il est plus productif que le type simple mais moins pérenne soit deux à trois ans maximum. Cette variété est donc plus adaptée au fourrage. Elle peut-être cultivée en pur ou associé à d’autres plantes comme la luzerne ou le dactyle.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1465, du 21 juin 2018, en page 4.

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la phrase de la semaine

Si on applique les critères tels qu’ils sont aujourd’hui, sur les 75, c’est peut-être une bonne trentaine de départements qui pourraient être exclus.

a déclaré Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA le 12 novembre, alors que la FNSEA demande la reconnaissance calamité sécheresse pour 75 départements.

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