Le Réveil Lozère 23 janvier 2019 à 09h00 | Par Pauline Garaude

Le Porc noir de Bigorre : la fierté d’une filière ressuscitée

L’obtention en décembre 2017 des AOP « Jambon noir de Bigorre » et « Porc noir de Bigorre » consolide le succès d’une filière qui a su repartir. En voie d’extinction dans les années 80, la filière est aujourd’hui dynamique et bien structurée.

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- © Pauline Garaude

En 1981, la race du Porc noir de Bigorre était réduite à 34 truies et deux mâles, chez vingt éleveurs dans leur berceau naturel et historique au pied des Pyrénées centrales. Trop gras, trop lent, inadapté aux conditions de l’élevage intensif et aux normes de la consommation industrielle, il ne correspondait pas au modèle économique dominant. Aujourd’hui, après plus de trente années d’efforts et de résistance face à sa disparition programmée, le Porc noir de Bigorre retrouve une place emblématique dans son terroir d’origine.
Comme l’explique Jean-Michel Coustalat, président du consortium du Porc noir de Bigorre : « Aujourd’hui, nous avons 10 000 truies. D’ici cinq ans, l’objectif est d’en avoir 12 000. En volume, cela représente 120 kg de carcasse par porc soit 1,2 tonne. Le nombre d’éleveurs a lui, progressé de 40 il y a cinq ans à 60 aujourd’hui. Nous voulons maîtriser notre croissance aussi bien en termes de maîtrise d’élevage que de maîtrise du marché ». Sur 23, huit millions de porcs élevés en France, le Noir de Bigorre est certes très marginal, mais « une vitrine pour la filière porcine française » relève Didier Delzescaux, président d’Inaporc et fier de ces deux AOP obtenues en 2017 pour cette race pure à faible effectif et faisant l’objet d’un programme de préservation.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1494, du 24 janvier, en page 16.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

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