Le Réveil Lozère 20 juin 2018 à 11h00 | Par Sophie Chatenet

Le poireau, 135 ans d’histoire

À la fin du XIXe siècle, le Mérite agricole très vite affublé d’un sobriquet de légume est né de la volonté de saluer les personnalités pour service rendu à l’agriculture.

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Dans l’esprit de son fondateur, le Mérite agricole devait avoir la même valeur que la Légion d’honneur et devait être une Légion d’honneur agricole.
Dans l’esprit de son fondateur, le Mérite agricole devait avoir la même valeur que la Légion d’honneur et devait être une Légion d’honneur agricole. - © MAAF

Le ministère de l’Agriculture ne s’est émancipé que depuis deux ans (il était auparavant sous la tutelle du Commerce), quand Jules Méline, troisième ministre de l’Agriculture de plein exercice, décide de créer l’ordre du Mérite agricole le 7 juillet 1883. « La population agricole est considérable : plus de dix-huit millions de Français vivent de cette industrie (…) et contribuent puissamment par leur travail au développement de la richesse publique » et il note que « dans cet immense personnel d’agriculteurs, d’agronomes, de professeurs, de savants, le labeur est incessant, les dévouements nombreux et les récompenses rares ». Impossible dès lors de récompenser ces mérites par le contingent très modeste de Légion d’honneur mis à sa disposition. Le grade de chevalier du Mérite agricole est d’abord créé puis celui d’officier (1887) par François Barbe et enfin celui de commandeur par Jean Dupuy en 1900. Le décret d’origine ne prévoyait que mille Chevaliers devant avoir « rendu des services à l’agriculture, soit dans l’exercice de la pratique agricole ou des industries qui s’y rattachent, soit dans des fonctions publiques, soit dans des missions ou par des travaux scientifiques ou des publications agricoles ». En 1896, Jules Méline, décida de réformer l’Ordre et décréta, par le décret du 27 juillet 1896, qu’il faudrait désormais « avoir exercé pendant 15 ans au moins, avec distinction, des fonctions se rattachant à l’agriculture, ou compter au moins 15 ans de pratique agricole pour être admis dans l’Ordre ».

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1465, du 21 juin 2018, en page 16.

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la phrase de la semaine

La procédure de réouverture du marché chinois à la viande bovine française continue à un rythme effréné avec l’agrément de quatre établissements français.

annonce le ministère de l’Agriculture. Il s’agit notamment de deux abattoirs, un du groupe Bigard situé à Feignes dans le Nord, et un de l’entreprise Elivia au Lion-d’Angers dans le Maine-et-Loire.

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