Le Réveil Lozère 04 mars 2015 à 08h00 | Par Laurence Sagot

Le multi-biberon garde tout son intérêt

Avec des lots de taille plus réduite ou des prolificités moindres, le nombre d’agneaux à l’allaitement artificiel est insuffisant pour investir ou permettre le bon fonctionnement d’une louve. Élever les agneaux au multi-biberon reste une solution efficace avec une conduite spécifique.

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La séparation de l’agneau de sa mère ne doit s’effectuer qu’après la prise de colostrum et les soins de base au nouveau-né. Selon les types génétiques (les races à viande étant plus délicates), il faut faire attention de ne pas laisser les agneaux trop longtemps au pis des mères, certains risquant de refuser définitivement de s’alimenter avec un aliment de substitution. Avec des animaux plus souples (races prolifiques), un délai d’environ vingt-quatre à quarante-huit heures semble intéressant : l’agneau a eu le temps de boire le colostrum de sa mère en case d’agnelage et de prendre des forces. S’ensuit une période d’apprentissage de la tétine : l’idéal après quelques heures de jeûne (pas plus de deux à quatre heures pour les agneaux chétifs) est de prendre l’agneau deux à trois fois par jours pour lui apprendre à téter ; prévoir quatre fois par jours pour les plus chétifs. Durant la période d’apprentissage pour gagner du temps et limiter les risques, il est préférable de proposer un lait chaud. Un biberon individuel est un bon préalable avant de passer à la tétine du multi-biberon. Il a l’avantage de permettre d’apprécier les quantités ingérées par le nouveau-né. On veillera chaque soir à donner un maximum de lait à l’agneau avant de lui laisser passer la nuit. Les agneaux les plus légers sont les plus fragiles. Les plus costauds peuvent être mis à l’allaitement et résisteront mieux au stress de la séparation de leur mère. D’autant que les gros agneaux mâles transforment mieux l’aliment que les petits et les femelles. Pour réaliser de bonnes performances sur des agneaux élevés doubles, il faut privilégier des portées équilibrées au pis des mères. De ce fait, ce ne seront pas forcément les plus petits et les plus faibles qui seront choisis. Avec des brebis maternelles placées dans un environnement propice (deux mètres carrés de litière pour la mère et ses deux agneaux) les mères seront plus aptes à s’occuper des agneaux les plus légers.

La suite dans le Réveil Lozère, page 10, édition du 5 mars 2015.

Pratique
Pour tous renseignements techniques liés à la production ovine et à la conduite d’élevage dédiée, n’hésitez pas à contacter les techinciens ovins de la chambre d’agriculture de la Lozère au 04 66 65 62 00.

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