Le Réveil Lozère 10 juillet 2019 à 09h00 | Par Jean-Marc Authié

Le Jardin de ses rêves

À La Ségalassière, dans le Cantal, Benoîte Favre a ouvert « Il était une fois un jardin conté ». Un monde fabuleux où l’imaginaire et le monde végétal s’exposent en sept lieux.

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- © JM Authié

Si vous aimez les histoires de sorcières, de lutins ou encore de plantes tueuses, vous serez servis. Si vous voulez tout connaître des saisons, savoir où planter tel ou tel végétal ou encore découvrir ses vertus, vous serez également servis. Bienvenue au Jardin conté de Benoîte Favre et ses amis. On est interloqué, interpellé par ce que l’on voit, ce que l’on sent, ce que l’on mange. Une odeur de coca qui explose les narines, le goût du sucre qui tapisse le palais ou une grosse inquiétude lorsqu’on s’approche de la magnifique aconit napel, d’un violet éblouissant, mais redoutable tueuse quand on sait la travailler. Quelques grammes tuent un homme.

Sensibilisation à l’environnement
Tout cela, on vous l’apprend dès le premier orteil posé sur le site. Ce qu’il faut faire, ne pas faire, toucher ou pas… Un concept imaginé et conçu par Benoîte Favre voilà quelques années. « L’objectif principal, c’est la sensibilisation à l’environnement. Après, il y a différentes façons de sensibiliser. Moi, j’ai choisi l’approche ethnobotanique, c’est-à-dire d’aborder la relation entre l’espèce humaine et l’espèce végétale. » Que faire avec les plantes, qu’elles soient médicinales, culinaires ou encore tinctoriales*… Benoîte tente de le transmettre.
Titulaire d’un BTS de gestion et protection de la nature (GPN), elle a, durant son cursus, fait un stage « au jardin de sortilèges, dans les Pyrénées. C’est là que j’ai eu le déclic ». C’était il y a dix ans. S’en suit alors une formation en herboristerie par correspondance, via l’école européenne d’herboristerie de Bruxelles. « Même si le diplôme n’est pas reconnu en France, je voulais avoir des bases. » Faire ou ne pas faire, toujours est-il qu’elle franchit le pas en 2012.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1518, du 11 juillet 2019, en page 16.

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