Le Réveil Lozère 30 mars 2016 à 08h00 | Par Le Réveil Lozère

Le développement de la lutte bio pour un marché en demande

Présente sur 480 ha et se trouvant dans un contexte commercial très favorable, la châtaigneraie bio pourrait bien se porter. Mais il faut faire avec le cynips, ce parasite qui diminue fortement la production de châtaignes. Depuis 2011, 112 communes ont été contaminées.

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Depuis plusieurs années, les entreprises et groupements de producteurs bénéficient d’une demande croissante en châtaignes à laquelle ils ne peuvent pas répondre complètement.
Depuis plusieurs années, les entreprises et groupements de producteurs bénéficient d’une demande croissante en châtaignes à laquelle ils ne peuvent pas répondre complètement. - © DR

Le cynips du châtaignier est arrivé en France en 2010 et s'est disséminé en quatre ans sur tout le territoire. Dans la région, des foyers ont été découverts dans les cinq départements. En provenance d'Italie, le cynips a été observé dans quasiment toutes les communes castanéicoles du Gard. Le front d'infestation du cynips avance en Lozère et dans l'Hérault, il est aux portes de la principale zone de production de châtaignes du département. Pour contrer cette menace, les producteurs de châtaignes rejoints par les apiculteurs se mobilisent pour organiser et mettre en place une lutte biologique accompagnés par la chambre régionale d'agriculture, leurs interprofessions (union Languedoc-Roussillon des acteurs castanéicoles, Ulrac) et la Fredon du Languedoc-Roussillon (fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles).
Biologie et dégâts
Considéré au niveau mondial comme le ravageur le plus important du châtaignier, le cynips du châtaignier (dryocosmus kuriphilus) est un petit hyménoptère noir de deux à trois millimètres de long. Il pond en juin ou en juillet dans les bourgeons. Les larves passent l'hiver dans les bourgeons sans qu'il y ait de symptômes apparents. Ce n'est qu'à partir du printemps que des galles apparaissent. Ces dernières plus ou moins rouges se forment à la place de la pousse normale. Elles font de cinq à vingt millimètres et peuvent être situées sur tous les organes verts : nervure, pétiole de la feuille, rameau, inflorescence, etc. Elles provoquent une diminution importante de la pousse des rameaux et de la production puisque les fruits sont situés sur le bois de l'année. Les adultes sortiront de ces galles, à la même période, l'année suivante. En 2015, dans le département, six nouvelles ont tété contaminées : Altier, Saint-Andéol-de-Clerguemort, Saint-André-de-Lancize, Saint-Martin-de-Boubaux, Saint-Martin-de-Lansuscle et Le Collet-de-Dèze.
Cet article est un travail commun de Sud & Bio et la chambre régionale d'agriculture qui sera renouvelé tous les mois sur différents sujets de l'agriculture biologique.

La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 31 mars 2016, numéro 1353.

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