Le Réveil Lozère 03 octobre 2017 à 08h00 | Par Karen Maruel

Le CNAOL sur les terres du saint-nectaire

Le CNAOL* a tenu son assemblée générale à Super-Besse, dans le Puy-de-Dôme. L’occasion de goûter les fromages protégés de toute la France et de faire le point sur les attentes sociétales des consommateurs.

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Dominique Chambon, président du syndicat des producteurs de fromages AOC rocamadour ; Patrice Chassard, président du syndicat saint-nectaire ; Corinne Sérec, représentante du ministère de l’Agriculture ; Michel Lacoste, président du CNAOL ; Jean-Louis Piton, président de l’INAO.
Dominique Chambon, président du syndicat des producteurs de fromages AOC rocamadour ; Patrice Chassard, président du syndicat saint-nectaire ; Corinne Sérec, représentante du ministère de l’Agriculture ; Michel Lacoste, président du CNAOL ; Jean-Louis Piton, président de l’INAO. - © Karen Maruel

Le 29 septembre, le CNAOL* a réuni ses 50 AOC (appellations d’origine contrôlées). Les représentants des 45 fromages, trois beurres et deux crèmes ont découvert l’environnement exceptionnel du saint-nectaire, lors de l’assemblée générale à Super-Besse. Au programme : retrouvailles, dégustations, échanges et colloques sur les attentes sociétales des acheteurs d’aujourd’hui, et de demain.

Des consommateurs soucieux de « donner du sens » à leur alimentation
70 % des consommateurs voient dans l’AOP la garantie d’un savoir-faire, et pour 37 %, il est synonyme de goût. Véronique Pardo et Noëlle Paolo, du service stratégie du Cniel, ont présenté les études menées sur les demandes sociétales des consommateurs et des parties prenantes (associations et ONG). Tous ces travaux sont réalisés sur une population générale et non choisie, mêlant urbains et ruraux. Sur l’alimentation dans son ensemble, le premier critère de choix des consommateurs est le prix, prudence donc car en AOP les coûts sont souvent plus élevés que pour les produits standards. Arrivent ensuite l’hygiène et la sécurité, le plaisir et le goût, puis la santé : ils recherchent un produit sain, simple et naturel. On note une progression de préoccupations plus récentes, qui ont émergé suite à la crise des lasagnes : le lieu de production (la région, le pays, voire même le producteur) ; la composition des aliments ; la qualité, notamment par la présence de label avec une demande première sur le bio. Les consommateurs souhaitent « donner du sens » à leur alimentation, et ces attentes sont en phase avec les valeurs de l’AOP. 75 % de la population fait confiance aux éleveurs laitiers. C’est un bon score malgré une pente descendante (88 % en 2010). 67 % des consommateurs ont une bonne image de l’élevage laitier, bien meilleure que celle de l’élevage en général (57 %). En 2016, la plus grande inquiétude pour 64 % des acheteurs est la présence de produits chimiques et de pesticides. Quatre facteurs préoccupent les amateurs de fromages, beurre ou crème en particulier : l’hygiène et la fraîcheur pour 47 %, l’alimentation animale pour 18 %, le bien-être animal (BAE), et l’industrialisation pour 13 %. Les questions environnementales ne sont pas les inquiétudes majeures pour la population, mais elles le sont pour les parties prenantes.

 

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1428, du 5 octobre 2017, en page 3.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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