Le Réveil Lozère 24 janvier 2017 à 08h00 | Par Sabrina Khenfer

Le bois-énergie fait ses preuves à grande échelle

Mardi 17 janvier, le comité de pilotage de la mission bois-énergie Lozère, portée par la CCI, s’est réuni à Saint-Chély-d’Apcher afin de dresser le bilan de l’impact économique et environnemental de la filière dans le département. L’occasion d’un retour d’expérience sur l’installation, fin 2015, d’une chaudière biomasse collective en ville.

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La mise en place du réseau chaleur a été rendue possible par la configuration de la ville et la proximité de ses différents sites.
La mise en place du réseau chaleur a été rendue possible par la configuration de la ville et la proximité de ses différents sites. - © Sabrina Khenfer

Ça souffle, ça claque, ça rugit : vous voilà au cœur d’un véritable chauffage central à l’échelle d’une ville. Un peu plus d’un an après sa mise à feu, en novembre 2015, la chaudière biomasse de Saint-Chély-d’Apcher, dont la construction et l’exploitation ont été confiées à la Scabe (Saint Chély d’Apcher bois-énergie) tourne à plein régime en cette période de grand froid. Long de 7 km, le réseau chaleur dessert actuellement 28 bâtiments publics (piscine, collèges, lycées, hôpitaux, maison de retraite, etc.) et 27 particuliers. Pour l’heure, l’impact économique reste assez limité pour les abonnés. Avec la baisse des prix des énergies fossiles, la réduction d’environ 10 % des charges de chauffage annoncée ne s’est pas vraiment fait ressentir. « Mais ils remontent et on va atteindre notre objectif, rassure Pierre Lafont, maire de Saint-Chély. L’intérêt réside surtout dans la stabilité des prix, y compris quand celui du bois change, puisqu’il ne représente que 25 % du prix total de l’énergie. Pour le reste ce sont le transport, le fonctionnement… »
Un circuit court d’approvisionnement
Le véritable attrait de cette chaudière réside surtout dans la réduction de ses conséquences sur l’environnement. « Nous économisons 3 500 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent de 1 820 véhicules parcourant chacun 15 000 km », se réjouit Pierre Lafont. Équipée d’une multitude de filtres, elle enverrait 500 fois moins de particules dans l’air qu’une installation classique chez un particulier. Quant à la cendre générée par la combustion elle est récupérée et valorisée, en Lozère, sur les terres agricoles. C’est un circuit court d’approvisionnement en bois qui fait la force du dispositif. Actuellement, les 5 000 tonnes consommées chaque année par la chaudière proviennent de la scierie Buffière, localisée à Saint-Chély, qui elle-même se fournit à moins de 50 km.

La suite dans le Réveil Lozère, page 3, édition du  26 janvier 2017, numéro 1394.

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