Le Réveil Lozère 11 décembre 2013 à 08h00 | Par Emilie Wood

Lait - Pour que Lactalis prenne en compte les éleveurs

Vendredi 6 décembre, les producteurs de lait ont tenté de se faire entendre par Lactalis, en retirant ses produits des supermarchés. Un coup d’éclat national qui a été relayé sur tout le département.

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A l'hyper U, Mende, on vide les étagères du lait Lactalis.
A l'hyper U, Mende, on vide les étagères du lait Lactalis. - © Emilie Wood

À l’hyper U et à l’Intermarché de Mende, à Saint-Chély, à Marvejols et à Langogne, les producteurs de lait, les Jeunes agriculteurs et la FDSEA s’étaient donnés rendez-vous, vendredi 6 décembre, pour un coup d’éclat contre le groupe Lactalis, premier groupe laitier mondial, qui collecte 15 milliards de litres de lait dans le monde dont 25 % du lait français. Accusant la société de ne pas respecter ses accords passés avec l’élevage et de tirer les prix vers le bas, les agriculteurs ont décidé de s’allier et de retirer de la vente les produits de l’enseigne, pour la journée. Ainsi, vers 11 h, toutes les bouteilles de lait de marque Lactel, ainsi que les fromages de marque Président, s’empilaient sur des chariots, loin des rayons et des consommateurs. Sur les étagères vides, on pouvait lire : « la petite bouteille de lait… qui s’en met plein le porte monnaie. En ne respectant pas l’accord sur le prix du lait, Lactalis prive les producteurs de 10 € pour mille litres de lait, soit 69 600 000 € volés aux producteurs ! »

En Lozère, un quart des producteurs de lait vendent à Lactalis, et ils n’en peuvent plus de voir les prix tirés vers le bas. Un accord avait pourtant été passé avec le groupe, garantissant le respect des prix du marché pour les agriculteurs. Pourtant, alors qu’en moyenne les cours internationaux sont à 345 € les 10 000 litres, Lactalis, l’une des plus grosses entreprises de transformation, ne paye que 334 €. Cela représente pour une exploitation lozérienne moyenne environ 2 500 € par an. « Nous ne sommes pas contre Lactalis, explique Sébastien Durand, producteur de lait à Goudard et président de la section laitière FDSEA/JA, nous souhaitons simplement que ses dirigeants respectent les accords qu’ils ont signés, qu’ils respectent les prix du marché, comme le font les autres pays européens. » Leur objectif du jour ? Que les producteurs obtiennent le juste prix du lait.

Suite à lire dans le Réveil Lozère N°1237 du jeudi 12 décembre 2013, page 7.

Étagères vides
Étagères vides - © Emilie Wood

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« N’en déplaise aux industriels laitiers européens, nous ne manquerons pas de dénoncer les éventuelles entorses à la règle que nous pourrions constater dans les magasins et de poursuivre notre combat pour rendre l’étiquetage [de l’origine des viandes et du lait dans les produits transformés, ndlr] obligatoire à long terme ».

Communiqué des Jeunes Agriculteurs, le 19 septembre

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