Le Réveil Lozère 25 mars 2015 à 08h00 | Par Sandra Hartmann

La restructuration laitière est une réalité

Développement des exploitations sociétaires au détriment des exploitations individuelles, concentration des exploitations, accroissement des quotas, FranceAgrimer analyse les évolutions de la production laitière en France sur les vingts dernières années. En outre, l’imminence de la fin des quotas fait bouillir la filière.

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La référence livraison moyenne a atteint 367 000 litres en 2013-2014 avec une augmentation de 12 000 litres par an. Les exploitations possédant une référence supérieure à 500 000 litres représentent 23 % des livreurs contre 3 % dix ans plus tôt.
La référence livraison moyenne a atteint 367 000 litres en 2013-2014 avec une augmentation de 12 000 litres par an. Les exploitations possédant une référence supérieure à 500 000 litres représentent 23 % des livreurs contre 3 % dix ans plus tôt. - © Costie Pruilh

Près de 4 500 exploitations laitières en moins par an en 18 ans, environ 12 000 litres de quota en plus par an et par exploitation, division par deux du nombre d’exploitations individuelles, les chiffres s’enchaînent pour caractériser l’évolution de la production laitière en France. Myriam Ennifar, chargée d’étude de la filière bovine à FranceAgrimer, en a fait la présentation au SIA. Entre 1995 et 2013, le nombre d’exploitations laitières individuelles a diminué de 79 %, soit plus rapidement que le nombre total d’exploitations laitières françaises (-54 %). Des créations d’exploitations sous d’autres formes juridiques notamment Gaec et EARL, ont en partie compensé le recul observé de ces exploitations individuelles. « Le Gaec est la forme qui s’est développée le plus précocement mais semble être désormais en légère perte d’activité », constate-t-elle. Le nombre de Gaec est orienté à la baisse depuis 2005 (-1,4 % de croissance annuelle depuis dix ans). Les EARL, qui représentent 30 % des exploitations laitières en 2013 (29 % pour les Gaec) ont connu aussi un fort taux de croissance annuel entre 1995 et 2010 (5,9 %) avant de connaître un léger repli depuis trois ans. En 2013, Gaec et EARL contribuent pour près de trois quarts à la production française alors qu’ils pesaient un peu plus de la moitié dix ans plus tôt. Les neufs bassins laitiers créés en 2011 ne sont pas égaux devant l’adaptation de leur production aux contextes conjoncturels. La diversité de la production laitière française est une réalité. La majorité des exploitations laitières françaises est concentrée dans la moitié nord. Le Grand-Ouest regroupe un tiers des effectifs de livreurs, loin devant les deux autres grands bassins que sont la Normandie et le Grand-Est. Le bassin Nord-Picardie représente un peu moins de 10 % des exploitations laitières. Ce sont les bassins Centre et Charente-Poitou qui rassemblent la plus faible densité de livreurs. La part du quota détenu fait apparaître les quatre mêmes grands bassins de production : le Grand-Ouest, la Normandie, le Nord-Picardie et le Grand-Est. Ils représentent ensemble 73 % de la référence française.

La suite dans le Réveil Lozère, page 3, édition du 26 mars 2015.

Questions à
Dominique Chargé, président de la FNCL


Les quotas arrivent à leur terme. Comment abordez-vous cette nouvelle situation ?
La fin des quotas va se traduire par un accroissement de la volatilité des prix à la hausse comme à la baisse. Les coopératives sont prêtes à s’inscrire dans cette nouvelle dynamique. Ce qu’il nous manque, en revanche, en France et en Europe ce sont des outils de prévention et de gestion des crises.

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« N’en déplaise aux industriels laitiers européens, nous ne manquerons pas de dénoncer les éventuelles entorses à la règle que nous pourrions constater dans les magasins et de poursuivre notre combat pour rendre l’étiquetage [de l’origine des viandes et du lait dans les produits transformés, ndlr] obligatoire à long terme ».

Communiqué des Jeunes Agriculteurs, le 19 septembre

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