Le Réveil Lozère 16 décembre 2015 à 08h00 | Par Sandra Hartmann

La maîtrise d’une activité de A à Z

Pour notre dernier article sur le mois de l’installation, nous sommes allés rendre visite à Guillaume Delcros, volailler aux Monts Verts, à quelques lieues de Saint-Chély-d’Apcher. Le jeune agriculteur écoule sa production sur les marchés et au magasin de producteurs La Grange… à Saint-Chély-d’Apcher.

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Une fois transformées, les volailles de la Maison Delcros prennent plusieurs chemins : vente à la ferme, marchés et magasin de producteur.
Une fois transformées, les volailles de la Maison Delcros prennent plusieurs chemins : vente à la ferme, marchés et magasin de producteur. - © Sandra Hartmann

Guillaume Delcros a 26 ans, il a toujours eu plus au moins un pied dans le milieu agricole, puisque ses parents se sont installés en 1995 : le Gaec de Recoules aux Monts Verts. Ses parents ont des Aubrac, le cheptel est inscrit, des Prim’holstein et ont développé une activité volaillère. Guillaume, lui, il est sur les bancs de l’école : un bac techno hôtellerie à Saint-Chély-d’Apcher, un Bts productions animales à Marvejols. Pas forcément linéaire, mais formateur. « Je voulais m’installer après mon Bts, raconte-t-il. J’ai eu une opportunité mais j’ai préféré faire autre chose, je suis parti travailler six ans dans le sud Aveyron comme conseiller agricole. J’ai commencé les démarches d’installation il y a un an. » Le parcours à installation est classique, Guillaume passe notamment par le point accueil installation ou la chambre d’agriculture ; « j’aurai pu entrer dans le Gaec… » Projet douché par la montagne de paperasse sans compter les problèmes d’accès au foncier, « d’autant plus que je n’avais pas de gros budget ». Pas découragé pour deux sous, il construit son projet autrement. Au Gaec de Recoules, les bovins lait occupent 60 % de l’exploitation, les bovins viande 20 %, idem pour les volailles. C’est sur ce troisième atelier que Guillaume a mis ses billes. « Mes parents travaillent dessus depuis des années, je disposais donc d’un outil fonctionnel. Les bovins vont rester au sein du Gaec, je reprends les volailles pour m’installer en individuel. » Ce sera officiel au 1er janvier prochain. Mais l’agriculteur est déjà très impliqué, et par conséquent intarissable sur « son activité qu’ il souhaitait pouvoir maîtriser de A à Z. En race allaitante ou laitière, on est tributaire de tout. Et que dire du revenu ? Avec l’atelier volailles, j’arrive à me sortir un revenu. La seule réelle contrainte est l’alimentation. »

La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 17 décembre 2015, numéro 1338.

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« N’en déplaise aux industriels laitiers européens, nous ne manquerons pas de dénoncer les éventuelles entorses à la règle que nous pourrions constater dans les magasins et de poursuivre notre combat pour rendre l’étiquetage [de l’origine des viandes et du lait dans les produits transformés, ndlr] obligatoire à long terme ».

Communiqué des Jeunes Agriculteurs, le 19 septembre

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