Le Réveil Lozère 02 décembre 2015 à 08h00 | Par Actuagri

La filière laitière se mobilise

Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, le programme proposé par l’interprofession laitière permet en dix ans, de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre tout en améliorant la performance économique des exploitations agricoles.

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Cap’2ER est un outil permettant d’évaluer les impacts environnementaux à l’échelle d’une exploitation.
Cap’2ER est un outil permettant d’évaluer les impacts environnementaux à l’échelle d’une exploitation. - © Jérôme Chabanne

Alors que la Cop 21 bat son plein à Paris jusqu’au 10 décembre, le Cniel a décidé d’apporter sa contribution. Avec le concours de l’Institut de l’élevage, il a mis au point un programme intitulé « la ferme laitière bas carbone » visant à réduire de 20 % les gaz à effet de serre. La mise en place de la stratégie bas carbone repose sur un outil de diagnostic et d’aide à la décision (Cap’2ER) mesurant l’empreinte carbone dans le lait. Expérimenté auprès de 4 000 éleveurs, l’outil permet à chaque éleveur de calculer ses émissions de GES, d’en comprendre la raison et d’identifier les leviers d’amélioration. Les premiers résultats (1 700 fermes) ont mesuré les émissions de dioxyde de carbone (CO2) par litre de lait standard. Elles atteignent 1,06 kg de CO2 par litre mais 0,99 kg par litre en bilan net si on tient compte du stockage du carbone dans le sol. Sans bouleverser la gestion de l’exploitation, les leviers d’action portent sur les émissions de méthane (NH4) en jouant sur l’âge au vêlage, l’alimentation des animaux et la gestion des déjections (y compris la méthanisation) ; celles de protoxyde d’azote (N2O) peuvent être diminuées par l’amélioration de la fertilisation et l’introduction de légumineuses. Le dioxyde de carbone peut être réduit par des économies de fuel, d’électricité et sur les intrants (aliments et engrais notamment). Les exploitations peuvent également améliorer le stockage du carbone par l’introduction de prairies permanentes et temporaires, la plantation de haies ou le développement des cultures intermédiaires.

La suite dans le Réveil Lozère, page 8, édition du 3 décembre 2015, numéro 1336.

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