Le Réveil Lozère 31 octobre 2017 à 08h00 | Par Anne-Solveig Aschehoug

L’oignon doux, culture emblématique des Cévennes

En plein cœur des Cévennes, l’oignon doux permet de faire vivre toute une économie locale. Chaque année, cette culture attire des jeunes, prêts à s’installer.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
La calibreuse est l’outil principal d’Origine Cévennes. À elle seule, la coopérative fédère 90 % des producteurs et commercialise 80 % de la production d’oignons doux sous AOP.
La calibreuse est l’outil principal d’Origine Cévennes. À elle seule, la coopérative fédère 90 % des producteurs et commercialise 80 % de la production d’oignons doux sous AOP. - © Anne-Solveig Aschehoug

Façonnant le territoire, la culture de l’oignon doux est l’emblème des Cévennes. Produit sur des terrasses bien exposées appelées cébières, cet oignon de garde de couleur blanc nacré fait vivre plus de 120 producteurs. « Pour les Cévennes viganaises, c’est une culture très importante. S’il n’y avait pas les oignons, on serait dans une région désertique, note Richard Fesquet, président de l’association de défense de l’oignon doux des Cévennes. On est dans une dynamique d’augmentation des tonnages pour atteindre les 3 000 tonnes d’ici quatre à cinq ans. » Car sur le marché national, il existe de larges marges de manœuvre. Le produit est proposé dans toute l’Occitanie, dans le Sud et dans les grandes villes. Il reste donc de fortes possibilités d’augmentation des ventes.

Plus d’une centaine d’agriculteurs produisent de l’oignon doux des Cévennes. Il y a des producteurs spécialisés et d’autres qui produisent des pommes ou encore élèvent des brebis ou des chèvres. Sur les exploitations, « on insiste sur la rotation des cultures avec de la pomme de terre et des semences de tournesol par exemple. Cela permet de faire tourner les surfaces en production d’oignon de 5 à 10 % ». L’oignon doux des Cévennes s’étend sur 60 hectares en repiqué et 10 hectares en semis. Bénéficiant d’une appellation d’origine protégée (AOP) depuis 2008, cette production se caractérise par le fait que chaque parcelle est agréée. À ce jour, on en compte 2 000 en AOP, s’étalant de 50 m² à 4 000 m².

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1432, du 2 novembre 2017, en page 16.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

la phrase de la semaine

Le loup n’est plus une espèce en voie de disparition. Nous faisons du lobbying à Bruxelles avec la Finlande pour le sortir de la liste des espèces en voie de disparition.

a affirmé Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture devant le congrès des Jeunes agriculteurs, le 6 juin.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui