Le Réveil Lozère 10 juillet 2019 à 09h00 | Par Nancy Sagnet

L’inquiétude des agriculteurs

Suite à l’appel à mobilisation de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs, les responsables professionnels de la FDSEA et des JA de Lozère ont rencontré, jeudi 4 juillet, Christine Wils-Morel, préfète de la Lozère et Xavier Gandon, DDT.

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FDSEA et JA ont pu s’entretenir jeudi dernier avec Christine Wils-Morel, préfère de Lozère et Xavier Gandon, DDT.
FDSEA et JA ont pu s’entretenir jeudi dernier avec Christine Wils-Morel, préfère de Lozère et Xavier Gandon, DDT. - © Nancy Sagnet

« Plus de 30 000 éleveurs de bovins viande sont en péril avec la ratification de l’accord UE-Mercosur en l’état », résume Vincent Bonnet, président des Jeunes agriculteurs, le jeudi 4 juillet après avoir rencontré Christine Wils-Morel, préfète de la Lozère et Xavier Gandon, directeur départemental des territoires. « En Lozère, cela concerne plus de la moitié des exploitations du département à savoir 1 200 exploitations agricoles », ajoute Olivier Boulat, président de la FDSEA. Après l’appel à mobilisation national de la FNSEA et des JA, chaque département a rencontré son préfet pour faire part de leurs doléances. En Lozère, cette rencontre a donc eu lieu jeudi dernier.
« L’accord prévoit l’importation de 99 000 tonnes bovine avec un droit à 7,5 %. Ce contingent serait augmenté entre 55 % pour la viande fraîche et 45 % pour la viande congelée. Ce volume serait progressivement mis en œuvre sur cinq ans », selon un communiqué de la FNSEA. « Cette quantité peut paraître faible à l’échelle européenne, mais ce sont principalement des morceaux nobles (aloyau, entrecôte) qui seront sur le marché à de très bas prix puisqu’il n’y aura quasiment pas de droit de douane. C’est l’équivalent d’un million de vaches. Face à ces produits, nous serons jamais concurrentiels, s’inquiète Olivier Boulat. La filière étant déjà fragilisée, si dans cinq ou six ans l’accord est ratifié, comment pourront nous installer de jeunes ».

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1518, du 11 juillet 2019, en page 4.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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