Le Réveil Lozère 22 mai 2019 à 10h00 | Par Eva DZ

« L'humain avant le commerce »

Patrick Thémines, artisan boucher sur le Ségala, est entré dans la démarche du label rouge Boeuf fermier Aubrac en 2003.

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- © Eva DZ

« Je travaillais déjà avec Frédéric Coursières d'Arcadie pour l'approvisionnement de ma viande, notamment en Veau d'Aveyron et du Ségala. J'avais envie d'orienter mon rayon boucherie avec des viandes locales sous signes officiels de qualité. C'est alors qu'il m'a parlé du label rouge Boeuf fermier Aubrac », se souvient Patrick Thémines, qui vendait alors déjà un peu de viande de race Aubrac hors label depuis 1994. « C'était vraiment un pari que de proposer de la viande d'Aubrac sur un territoire plutôt orienté en Limousin et Blonde d'Aquitaine mais c'est une façon pour moi de me démarquer, de proposer une race née en Aveyron et un label supplémentaire à mes clients », sourit le gérant de deux magasins U Express à Rieupeyroux et depuis 2012 à Rignac.

« Une viande au goût naturel »
Et son audace a porté ses fruits puisqu'une vraie complicité est née entre le quatuor éleveur - artisan boucher - abatteur et client autour du Boeuf fermier Aubrac. Il faut dire que Patrick Thémines a bien joué le jeu de la filière : « Assez rapidement, en 2005, j'ai été élu administrateur à l'association Boeuf fermier Aubrac, c'était important pour moi de m'impliquer pour connaître les hommes, la démarche, l'état d'esprit de ce label et des gens de la montagne, dont l'identité est différente de la nôtre. J'ai découvert aussi une autre production », témoigne l'artisan boucher, réellement fier d'appartenir à cette famille du Boeuf fermier Aubrac. « J'avais envie de cette complicité avec les éleveurs. Derrière la viande que l'on vend, j'aime mettre un visage, une ferme... Dans ce type de partenariat on ne triche pas et c'est ce que je recherche ! Au fil des années, les présidents ont changé, les éleveurs se sont renouvelés mais on retrouve toujours le même état d'esprit : une approche humaine au-delà du commerce et une relation de confiance. Chacun a su trouver les solutions pour continuer d'améliorer la régularité de l'approvisionnement et de l'engraissement ».

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1511, du 23 mai 2019, en page 10.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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