Le Réveil Lozère 03 septembre 2014 à 08h00 | Par Emilie Wood

L'eau, cette ressource vitale pour l'agriculture

Les rivières et les sources ont dessiné les paysages agricoles du département. Pour notre dernier article de notre série sur l’eau en Lozère, nous nous sommes intéressés à un cas particulier : celui de l’irrigation dans les Cévennes.

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Sur le béal de Jean-Pierre Rauzier, agriculteur dans les Cévennes, le canal longe le haut des prairies.
Sur le béal de Jean-Pierre Rauzier, agriculteur dans les Cévennes, le canal longe le haut des prairies. - © Émilie Wood

L’utilisation de l’eau dans le département a toujours été vitale pour l’agriculture. Dans les Cévennes notamment, une zone particulièrement exposée à la sécheresse pendant les mois estivaux. La présence de sources et de cours d’eau a déterminé l’installation des villages et des exploitations agricoles. L’utilisation de petits canaux – des béals – souvent taillés dans la pierre, était extrêmement fréquente dans le passé. Souvent, plusieurs exploitations se partageaient un même béal et l’eau était orientée vers l’une ou l’autre des exploitations selon les jours et les ‘droits d’eau’ de chacun.

La suite dans le Réveil Lozère du 4 septembre 2014, page 4.

- © Emilie Wood

L’irrigation de surface

Les béals ont été fabriqués afin d’apporter de l’eau sur les terrains.Sur celui de Jean-Pierre Rauzier, le terrain est très pentu mais le canal longe le haut des prairies sur une longue distance. L’eau s’écoule très lentement car le dénivelé est faible. Afin d’obtenir de l’eau à la sortie et d’éviter une stagnation, il est nécessaire d’avoir de la pression à l’entrée du canal, donc une ouverture suffisante, ainsi que d’entretenir régulièrement sur toute la longueur pour enlever les feuilles, les mottes de terre ou la trop forte végétation. Si très peu d’eau coule en fin de ce long parcours, cela ne signifie pas forcément que beaucoup d’eau a été utilisée. Denis Pit explique : « Quasiment 100 % de l’eau prélevée par le biais d’un béal est restituée à la rivière, bien que le débit à l’arrivé soit très faible. La prairie absorbe uniquement l’eau nécessaire pour faire pousser son herbe, l’eau non absorbée repart directement vers la rivière. La quantité prélevée est infime. Cependant, pour l’administration, si l’eau n’est pas restituée à la rivière après 200 m, on considère qu’elle n’est pas restituée du tout. » Un problème qui pourrait remettre en question un système qui a pourtant fonctionné pendant 300 ans, à moins qu’un compromis soit trouvé.

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