Le Réveil Lozère 27 décembre 2017 à 08h00 | Par Thierry Michel

L’année 2018 se présente bien économiquement parlant

Tout n’est pas rose mais des facteurs convergents laissent augurer d’une année à venir plutôt dynamique.

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En 2018, production agricole et production agroalimentaire retrouveront un peu des couleurs même si le cours des matières premières agricoles ne devrait pas vraiment augmenter.
En 2018, production agricole et production agroalimentaire retrouveront un peu des couleurs même si le cours des matières premières agricoles ne devrait pas vraiment augmenter. - © Réussir – V. Marmuse

« Les principaux moteurs de l’économie mondiale sont en phase et la croissance a accéléré à son plus haut niveau en trois ans au troisième trimestre, à plus de 3,5 % en rythme annualisé. Cette reprise paraît solide », écrivent les analystes de Xerfi Previsis, spécialiste des études économiques sectorielles dans leur « Conjoncture et prévisions pour l’entreprise » de décembre/janvier 2018. 2017 a marqué l’année de la fin de la consolidation budgétaire, du désendettement des entreprises et des ménages et les différentes zones économiques (à l’exclusion du Royaume-Uni) sont en phase dans la dynamique globale. Autant d’ingrédients qui poussent à envisager que « l’économie mondiale est partie sur les bases d’une croissance supérieure à 3,5 % pour 2018 ». On gardera cependant un œil sur les matières premières hors agriculture, dont notamment le pétrole, qui voient leur prix remonter et sur certains pays qui commencent à se déconnecter de la dynamique d’ensemble. « Mais à court terme, les risques sur la croissance mondiale sont limités voire nuls ».

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1440, du 28 décembre 2017, en page 7.

Agriculture et économie française en 2018

Selon l’Insee, qui a publié une note de conjoncture le 19 décembre 2017, le commerce extérieur cesserait mi-2018 de peser sur la croissance « grâce aux produits agricoles et au tourisme ». Côté importations, début 2018, elles augmenteraient à nouveau solidement pour servir la demande intérieure (+0,8 % par trimestre). Au total, la contribution du commerce extérieur à l’acquis de croissance serait neutre mi-2018 après cinq années de contribution négative. Cette amélioration proviendrait des produits agricoles, du tourisme et de l’énergie.

La production agricole a continué d’augmenter solidement au troisième trimestre 2017 (+ 0,8 %). Elle ralentirait au quatrième trimestre (+ 0,4 %) et serait quasiment stable au premier semestre 2018. Sur l’année 2017, du fait du rebond des récoltes de céréales, la production agricole repartirait (+ 2,3 %) après deux années de baisse marquée. Mi-2018, l’acquis de croissance annuelle s’établirait à +1,1 %, porté par le redémarrage de la production viticole.

En moyenne annuelle, les exportations augmenteraient franchement en 2017 (+ 3,3 % après + 1,9 % en 2016). Malgré le net ralentissement au premier semestre, elles seraient plutôt en accélération pour 2018 (+ 3,4 % d’acquis de croissance au premier semestre 2018), notamment du fait des produits agricoles. Toutefois, les importations d’énergie ont reculé tout comme celles de produits agricoles, la reprise des récoltes françaises rendant le recours à l’importation moins nécessaire. En moyenne annuelle, les importations augmenteraient de nouveau fortement en 2017 (+ 4,6 % après + 4,2 % en 2016), et plus rapidement que les exportations. De ce fait, le commerce extérieur contribuerait toujours négativement à la croissance en 2017 mais moins nettement qu’en 2016 (- 0,5 point après - 0,8 point en 2016). Pour 2018, la contribution du commerce extérieur à l’acquis de croissance à mi-année serait neutre : la contribution négative des échanges en produits manufacturés serait compensée par celles, positives, des produits agricoles, de l’énergie et du tourisme.

TM avec Insee

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la phrase de la semaine

En mars 2018, la collecte de lait de vache retrouve le niveau de l’an passé (+0,3 % contre +2,6 % en février). Les conditions hivernales relativement rudes (pluie, neige, froid) ont retardé la pousse de l’herbe et la sortie des vaches au pâturage. En mobilisant plus longtemps les stocks fourragers, la hausse saisonnière de la collecte a été réduite.

a indiqué le 18 mai le service statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste).

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