Le Réveil Lozère 20 mai 2020 à 09h00 | Par Agrapresse

L’accès au stockage privé « trop restrictif », selon les industriels

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Les conditions d’accès à l’aide au stockage privé de viande bovine sont « trop restrictives », déplore Mathieu Pecqueur, directeur général de Culture viande (industriels), auprès d’Agra Presse le 15 mai. Le premier frein est l’obligation de stocker des quartiers arrière entiers (soit avec l’os, soit désossés et découpés). « En France, il n’y a qu’un ou deux congélateurs capables de congeler des quartiers arrière entiers », explique M. Pecqueur. De plus, « une fois le quartier arrière découpé, les entreprises doivent tout stocker au lieu de mettre sur le marché les muscles qui ont de la valeur et stocker ceux qu’elles n’arrivent pas à vendre. » Deuxième mesure handicapante pour les industriels : le montant unique de l’aide, que les quartiers soient désossés ou pas. Face à la crise sanitaire, Bruxelles a accepté d’aider le stockage privé de 26 000 t de viande bovine (animaux de plus de 8 mois). Or, en semaine 19 (le stockage a été ouvert le jeudi 7 mai), seuls cinq États membres ont émargé à hauteur de 706 tonnes, d’après le syndicat. Plutôt que les gros bovins, c’est surtout « le veau qui est la production la plus en crise » et devrait bénéficier du stockage privé, estime Mathieu Pecqueur. Et de proposer « un budget mutualisé entre espèces », en utilisant les fonds non consommés pour les gros bovins.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

En bref
Prochaine brève

5 brève(s) » voir toutes
la phrase de la semaine

La réforme de la Pac qui va arriver l’année prochaine est pour moi un rendez-vous crucial. Si on arrive à réorienter les aides de la Pac vers l’agriculture du futur, on peut baisser énormément les pesticides.

a affirmé la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili au micro de France Inter le 23 juillet.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui