Le Réveil Lozère 22 mai 2019 à 10h00 | Par Eva DZ

« Je suis confiant en l’avenir »

Depuis 2016, Patrick Mouliade préside l’association Bœuf fermier Aubrac. L’éleveur de Laguiole revient sur les 20 ans du label rouge et surtout sur les perspectives d’avenir.

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Patrick Mouliade, président de l’association Bœuf fermier Aubrac.
Patrick Mouliade, président de l’association Bœuf fermier Aubrac. - © Eva DZ

Quel regard portez-vous sur ces 20 années ?
Les débuts ont été difficiles car la concrétisation commerciale restait floue mais la volonté des éleveurs de trouver une valorisation pour leurs vaches de réforme était bien présente. La détermination de certains acteurs, les artisans bouchers à travers Lucien Conquet puis l’arrivée de nouveaux marchés avec les magasins Auchan ont été le déclic.

Comment se porte le BFA aujourd’hui ?
Très bien ! Notre démarche a toujours été en complémentarité des orientations du schéma de sélection de la race Aubrac. Nous évoluons ensemble. Pour exemple, nous venons d’élaborer une nouvelle grille de paiement qui prend en compte les demandes du marché avec notamment des animaux moins lourds. Les bêtes de plus de 480 kg qui représentent à l’association, 3 % des volumes, n’ont plus désormais de plus-value supplémentaire. Notre ambition est de travailler en cohérence entre la production et la commercialisation pour que tout le monde soit gagnant.

Il y a quelques temps encore la régularité des volumes sur l’année était un souci qui mettait en péril la pérennité de la démarche. Qu’en est-il aujourd’hui ?
C’est vrai la planification des animaux notamment en période estivale a représenté un vrai casse-tête à mes prédécesseurs pour continuer à fournir nos points de vente. Mais depuis deux ou trois ans, la planification fonctionne très bien. Il a fallu être rigoureux, stricts parfois mais cela porte ses fruits. Les éleveurs annoncent leurs animaux assez tôt et le planning est complet trois mois à l’avance. Les départs sont réguliers. Du coup on note aussi une amélioration de la régularité dans l’engraissement et dans la qualité de la finition. Mais il faut rester vigilants pour maintenir cette dynamique.

 

 

Suite de l'interview à lire dans le Réveil Lozère n°1511, du 23 mai 2019, en page 8.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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