Le Réveil Lozère 29 janvier 2014 à 08h00 | Par Emilie Wood

Innovation - L’esprit de la campagne exporté dans des potagers de bureau

Les deux jeunes entrepreneurs Romain Balmary et Charles de la Boulaye, lauréats du concours «la Start’up est dans le pré» d’octobre 2013 à la Baraque des Bouvier, accompagnés de leurs coéquipiers Claire Reig et Kevin Moreau, sont revenus en Lozère afin d’obtenir leurs récompenses respectives. L’occasion pour Romain et Charles de faire le point sur leur projet d’entreprise, «Ciel mon radis !» qui devient «Le Bon Plant.»

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Charles de la Boulaye et Romain Balmary à Mende, où siègera leur entreprise, Le Bon Plant.
Charles de la Boulaye et Romain Balmary à Mende, où siègera leur entreprise, Le Bon Plant. - © Emilie Wood

La question avait germé dans l’esprit de Romain Balmary et Charles de la Boulaye alors qu’ils étaient encore sur les bancs de leur école de commerce à Lyon. Comment apporter un peu de campagne et un soupçon d’agriculture dans la ville, et surtout dans le monde de l’entreprise et ses bureaux aseptisés ? Tous deux issus de petits villages, Charles en Vendée du Sud et Romain en Normandie, les deux futurs entrepreneurs sont devenus amis lors de leurs études, ayant en commun ce qu’ils appellent «les valeurs de la campagne.» Leurs études et leurs premières expériences professionnelles les ont amenés à Lyon, puis à Paris, notamment à la Défense où ils découvrent un environnement bien éloigné de l’univers de leur enfance. Comment concilier deux mondes diamétralement opposés, de par leur rythme – celui, toujours accéléré, des villes, et celui, plus lent et respectueux des saisons, des campagnes ? «Pour notre mémoire, nous avons voulu travailler sur le concept de l’agriculture en ville. Cultiver des plantes, des légumes, dans un milieu citadin, n’a pas pour vocation de nourrir les gens, mais peut renforcer les liens entre les personnes, les faire renouer avec la nature, la terre, leurs origines.»

Mais une idée, aussi brillante soit-elle, ne se suffit pas à elle-même afin d’être mise en place concrètement en entreprise, surtout pour de jeunes entrepreneurs en herbe de 24 ans. Il faut beaucoup de travail et de réflexion, et si possible, un petit coup de pouce extérieur. Voila exactement ce que Romain et Charles ont trouvé en s’inscrivant au concours «La Start’up est dans le pré.»

Suite à lire sur le Réveil Lozère N°1244 du jeudi 30 janvier 2014, page 4.

Bilan de «La Start-up est dans le pré»

La remise des prix aux lauréats a été l’occasion pour les organisateurs de revenir sur le bilan de l’opération. Sur les 50 participants au week-end en immersion, plus d’une vingtaine sont aujourd’hui accompagnés par un membre du réseau Synersud. Au total, avec les coaches, les organisateurs, les partenaires et chefs d’entreprise Lozériens, une centaine de personnes se sont mobilisées. L’ensemble des projets ont été accélérés par les nombreuses mises en relations permises par le format original de l’évènement.

Lozère développement

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« N’en déplaise aux industriels laitiers européens, nous ne manquerons pas de dénoncer les éventuelles entorses à la règle que nous pourrions constater dans les magasins et de poursuivre notre combat pour rendre l’étiquetage [de l’origine des viandes et du lait dans les produits transformés, ndlr] obligatoire à long terme ».

Communiqué des Jeunes Agriculteurs, le 19 septembre

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